V. page 138, note
5. Malvenant. « Ancien terme de pratique, qui était des deux genres et signifiait gui ne vient pas bien. >• (Litlré.)
6. Cette appréciation rappelle le mot de Clément Marot sur son valet :
J'avais un jour un valet de Gascogne.
Goiuinand, ivrogne et asseuré menteur, Pipeiir, larron, jurenr, blasphémateur.
Sentant la hart, de cent pas à la ronde, Au demeurant le meilleur filz <iu motule. (Kpilre XllI, au liui.)
président a fait son décompte*, et lui a prouvé qu'en vivant sobrement il en aurait encore de reste à son arrivée.
Le pauvre diable enfin arrive mourant de faim, et ressemblant au Lazare ou à moi. Il entre dans la maison et demande d'abord à boire et à manger, ce qu'on ne trouve point chez le président de M***. Quand il est un peu refait^, il dit son nom et demande à embrasser sa cousine. Il montre les papiers qu'il a en poche ; ils sont en très bonne forme. Nous n'avons pas jugé à propos de le présenter à sa cousine ni à son cousin M. Dupuits % et je crois que nous nous en débarrasserons avec quelque argent comptant. Il descend pourtant de Pierre Corneille en droite ligne, et M"° Corneille, à la rigueur, n'est rien h Pierre Corneille. Nous aurions pu marier Marie à Claude- Etienne, sans être obligés de demander une dispense au pape.
Mais comme M. Dupuits est en possession, et qu'il s'appelle Claude, l'autre Claude videra la maison. Voilà, je crois, ce que nous avons de meilleur à faire.
On nous menace d'une douzaine de petits Cornillons, cousins germains de Pertharite, qui viendront l'un après l'autre demander la becquée. Mais Marie Corneille est comme Marie, sœur de Marthe, elle a pris la meilleure part*.
Le bon de l'histoire, c'est que c'est un nommé Dumolard^, pauvre diable de son métier, qui est le premier auteur de la fortun'i de Marie. Tout cela, combiné ensemble, me faire croire plus que jamais à la destinée.
Heureusement le roi s'est moqué des beaux arrangements de M. Bertin ^ ; il nous envoie de l'argent
\ . Décompte ;» ce qu'il y a à rabattre et à déduire sur les sommes qu'on paye. » (Littré.)
2. Refait, refectus, qui a repris ses forces, sa vigueur.» Je me refis si bien danscelte maison. .«(Lesage, GilBlas, vin, 1.) — « n logea son armée èsgarnisons pour la refreschir et refaire. » (Amyot, Paul-Emile, 46.)