De expiétif, comme dans les locutions suivantes
Réglez-vous, regardez ïhonnête homme [de père Que vous avez <lu ciel.
(Molière, VEtourdi, a. 1, s. m.
Un saint homme de chat, bien fourré, gros [et gras.
(La Fontaine, I. VU, f. 16.) Son hijpocondrc de mari...
[Id. 1. II, f. 18.)
7. a Quand le régime indirect d'emprunter est un nom de chose, il faut de ; quand c'est un nom de personne, on met indifféremment à ou de. »
(LiTTRÉ.) Les auteurs classiques préfèrent de.
Cette foule de rois, ces consuls, ce séofit. Qui tous de mon amant empruntaient Imir [éclat.
(Racink, Bérénice, v. 306.)
f C'est la 'reule chose que ']' emprunte de cet auteur. » [Id., 2« préface d'A«dromaque.)
il verra votre stcatue, et n'entendra pas rinscription. Si quelque savant duc et pair lui dit que cela signifie qu'on souhaite qu'il vive longtemps, on avouera que la pensée n'en est ni neuve ni fine.
Il y a bien pis : si j'ai la hardiesse de vous faire une inscription en vers pour la statue du roi, il faut rencontrer* votre goût, il faut rencontrer celui de vos amis; et vous savez que la première idée qui vient à tout convive, soit à table, soit en digérant, c'est de trouver détestable tout ce qu'on nous présente, à moins que ce ne soit d'excellent vin de Tokcli^ Les choses se passaient ainsi de mon temps, et je doute que les Français se soient
Je ne vous enverrai donc point de vers pour le roi. Le temps des vers est passé chez la nation et surtout chez moi. Tout ce que je vous dirai, c'est que si j'étais encore officier de la chambre du roi% si j'avais posé sa statue de marbre sur un beau piédestal, s'il venait voir sa statue, il verrait au bas ces quatre petits vers-ci, qui ne valent rien, mais qui exprimeraient que c'est un de ses domestiques* qui a érigé cette statue, qu'on aime beaucoup celui
1. Rencontrer le goût de quelqu'un, c'est être assez heureux pour tomber d'accord avec lui. 11 y a tout ensemble un hasard favorable et une parfaite précision dans cet accord, o J'ai été fort aise de savoir votre avis, et encore plus de ce qu'il se. rencontre justement comme le mien. » (M"» de SéviGNÉ, t. V, p. 466.) — « Ne soyez nullement en peine si vous êtes quelque temps sans recevoir de lettres :
c'est que les postes et les temps ne se sont pas rencontrés juste. » (Id.
t. IX, p. 14.)
1. Vin de Hongrie, qui se récolte sur les coteaux voisins de la ville de ce nom, dans le comitat de Zemplin, en deçà de la Theiss.
3. il avait conservé le titre de gentilhomme ordinaire de la chambre du roi. qui lui avait été conféré avec l'emploi en 1746 (V. p. 173 et 2-i9, n. 3), mais depuis 1749, il avait renoncé à la fonction. — Officier, qui remplit un office public ; sens premier et classique de ce mot. Il ne désigne plu», aujourd'hui, que les
grades et les emplois militaires. Poui tout le reste, on l'a remplacé, dans la langue du dix-neuvième siècle, par celui de fonctionnaire.
4. Dans la langue de l'ancien régime, cette expression s'appliquait à tous ceux qui remplissaient une fonction, exerçaient un emploi, ou possédai'ïnt une charge dans une maison.
Les plus illustres personnages s'honoraienti d'être domestiques du roi.
« Arcas, domestique de Mithridate ; Arcas, Eurybate, domestiques d'Apamemnon. » (Racine, Mithridate et Iphirjénie, noms des acteurs.)
J'ai découvert au roi les sanglantes pra-
[tiqiies
Que formaient contre lui deux inprats
[domestiques.
(Id., Eslhcr,y. 100.)
( Il faudrait avoir le cœur bien dur pour ne pas obéir à un maître qui entre dans les intérêts d'un de ses domestiques avec tant de bonté; aussi le maréchril do Bellefonds ne résista pas. » (M"" DE SÉviGNÉ, t. 11, p. 46o.
qu'elle représente, et qu'on craint de choquer son indifférente modestie :
Qu'il est doux de servir ce maître, Et qu'il est juste de l'aimer!
Mais gardons-nous de le nommer; Lui seul pourrait s'y méconnaître.
Je sais bien que les beaux esprits ne trouveraient pas ces vers assez pompeux ; et en effet je ne les ferais pas graver dans une place publique ; mais je les trouverais très convenables dans ma maison. Ils le seraient pour moi, ils le seraient pour l'objet de mon quatrain. Cela me suffirait; et les critiques auraient beau dire, mon quatrain subsisterait * .
Mais ce que je ferais dans mon petit salon de vingtquatre pieds, vous ne le ferez pas dans votre salon de cent pieds.
Mes vers trop familiers seront vus de travers,
Et pour les grands salons il faut de plus grands vers.
Quoi qu'il en soit, ognuno faccia seconda il suo cervello. Je vous réponds que si jamais le roi passe par ma chaumière, et s'il trouve sa statue, il n'y lira pas d'autres vers au bas. J'aurais pu lui donner, comme un autre, de l'héroïque, et du plus grand roi du monde, de la terre et de V onde y par le nez ; mais Dieu m'en préserve, et lui aussi !
Mais, si j'étais à votre place, voici comme je m'y prendrais : je collerais du papier sur mon piédestal, et j'y mettrais, le jour de l'arrivée du roi ;
Juste, simple, modeste, au-dessus des grandeurs, Au-dessus de l'éloge, il ne veut que nos cœurs. Qui fit ses vers dictés par la reconnaissance? Est-ce Bouret? Non, c'est la France.
— Pellisson nous parle de plusieurs académiciens qui étaient domestiques du chancelier Séguier. [Hist. de l'Académie, p. Ibo.)
1. Se soutiendrait, conserverait sa valeur et son à-propos. — Mot qui
rappelle celui d'un grammairien dont on contestait une décision, en lui opposant de nombreuses exceptions: « Vous avez beau dire; ma remarque subsiste. ■
Le roi aurait le plaisir de la surprise. Enfin, si j'étais Louis XV, je serais plus content de ce quatrain que de l'autre. Mais, je vous le répète, il y a des courtisans qui ne sont jamais contents de rien.
Le résultat de tout ceci, monsieur, c'est que vous n'aurez point de vers de moi pour votre statue; muis je vous aime de tout mon cœur, et cela vaut mieux que des vers. Je vous supplie de dire à M. de La Borde* combien je lui suis attaché, et combien mon cœur est plein de ses bontés. Si j'avais son portrait, il aurait une statue dans mon petit salon.
Avec tous les talents le destia l'a fait naître; Il fait tous les plaisirs de la société.
Il est né pour la liberté,
Mais il aime bien mieux son maître.
J'ai l'honneur d'être, etc.