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2. Aurore de Saxe, fille légilimée du maréchal comlo de Saxe, et grand'mère de M°" G. Sand. Elevée à Saint- Cyr, on l'avait mariée au comte de Horn, chevalier de S.iint-Louis et capitaine au régiment de Royal-Bavière.
Son mari, nommé lieutenant de roi de Schelestadt, mourut subitemenl et la laissa sans ressources. Elle écrivit à Voltaire (le 24 août i7GS) une k-tlre dont voici quelques fragments : « Cest nu chantre de Fonlenoy que la fille du maréchal de Saxe s'adresse pour
obtenir du pain... Fontenoi, llaucoux, I.awfelt sont oubliés. Je suis délaissée. J'ai pensé que celui qui a immorlalisé les victoires du père, s'intéresserait aux malheurs de la lllle. C'est à lui qu'il appartient d'adopter les enfants du héros et d'être mon soutien comme il est celui de la fille du grand Corneille... » — Celle lettre, et la réponse du » chantre de Fontenoi » ont été communiquées par G. Sand à M. de Cayrol qui les a insérées au t. Il" de ses Lettres inédites de Voltaire (p. 147,.
votre place, j'irais me présenter à M™^ la duchesse de Choiseul. Mon nom me ferait ouvrir les portes à deux battants, et M""^ la duchesse deChoiseuP, dont l'âme est juste, noble et bienfaisante, ne laisserait pas passer une telle occasion de faire du bien. C'est le meilleur conseil que je puisse vous donner, et je suis sûr du succès quand vous parlerez. A'ous m'avez fait sans doute trop d'honneur, Madame, quand vous avez pensé qu'un vieillard moribond, persécuté et retiré du monde, serait assez heureux pour servir la fille de M. le maréchal de Saxe. Mais vous m'avez rendu justice, en ne doutant pas du vif intérêt que je dois prendre à la fille d'un si grand îiomme*.
J'ai l'honneur d'être avec respect. Madame, votre très humble et très obéissant serviteur.
Voltaire,
Gentilhomme ordinaire de la Chambre du roi.