V. page 304, note 2. — Armide, V. page 384, note
4. La comédie larmoyante, qui a ouvert la voie au drame, et qui, ellemême, avait été annoncée et préparée par les fines comédies et le comique -érieux de Destouciies et de Marivaux, débuta sur le Théâtre français, avec éclat, par le Préjuge' à la mode, pièce de La Chaussée, représentée le 5 février 1735.
5. Né en 1655, mort en 1709. Ses principales pièces, le Joueur, le Distrait, les Ménechmes, le Légataire universel, etc., ont paru de 1696 à 1708.
6. On dit correctement approcher quelqu'un, se placer à côté de lui, près de lui, au propre et au figuré: accedere ad, attingere,assequi. Quant au pléonasme approcher de près, il était très
n'avons eu que des espèces de monstres*. Des auteurs qui étaient incapables de faire seulement une bonne plaisanterie ont voulu faire des comédies, uniquement pour gagner de l'argent. Ils n'avaient pas assez de force dans l'esprit pour faire des tragédies ; ils n'avaient pas assez de gaieté pour écrire des comédies ; ils ne savaient pas seulement faire parler un valet; ils ont mis des aventures tragiques sous des noms bourgeois. On dit qu'il y a quelque intérêt dans ces pièces, et qu'elles attachent assez quand elles sont bien jouées; cela peut être; je n'ai jamais pu les lire, mais on prétend que les comédiens' font quelque illusion.
Ces pièces bâtardes ne sont ni tragédies ni comédies. Quand on n'a point de chevaux, on est trop heureux de se faire traîner par des mulets.
Il y a vingt ans que je n'ai vu Paris. On m'a mandé qu'on n'y jouait plus les pièces de Molière. La raison, à mon avis, c'est que tout le monde les sait par cœur, presque tous les traits en sont devenus proverbes. D'ailleurs il y a des longueurs^, les intrigues quelquefois sont faibles', et les dénoûments sont rarement ingénieux*. Il
usité au seizième et au dix-septième siècles. Racine :
Le frère rarement laisse jouir ses frères
De l'honneur dangereux tl être sortis d'un
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1. C'est se montrer bien sévère pour Dancourt, Dufresny, Lesagro, et quelques autres, sans parler de Destouches et de Marivaux. Les petites pièces de Dancourt (1601-1726), et de Dufresny (1048-1724), écrites d'un style excellent et qui peignent linement les ridicules du jour, sont de l'école même de Molière ainsi que le Crispin et le Turcaret, de Lesagc (16S8-1747). Si elles manquent de génie, elles ne manquent ni d'esprit, ni de sagacité, ni de vérité, et comme Boiieau le disait des pièces de Hegnard, elles ne sont pas médiocrement gaies.
.2. Voltaire entend par là, sans doute, les longues conversations de certains personnages dans les pièces
du haut comique. U reproche aux comédies de Molière ce qu'il reprochait aux tragédies de Corneille et de Racine; de trop faire parler les personnages et de les faire agir trop peu. — Mais il y a beaucoup à dire sur cette observation, et quant aux prétendues longueurs de Molière, elles ne peuvent être ni dans la marche même des pièces, ni dans le développement de l'action; car rien n'est plus vif, plus pressé, moins languissant que la succession des scènes, les répliques du dialogue, et le jeu des personnages.
3. Cette faiblesse de l'intrigue, assez peu sensible, d'ailleurs, lient à la force même et au développement des caractères. Molière, avant tout, voulait « peindre la nature,» c'est-à-dire le cœur humain et les mœurs contemporaines, il s'inquiétait peu de combiner et d'embrouiller, comme dit Boiieau, une « pénible intrigue. » Ce second reproche; sans être aussi injuste que le premier, nous semble superflu et déplacé.