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Les guerres de 1741 et de

2. Impôt féodal, en nature, consistant en travaux sur la terre du seigneur, dus à celui-ci par les manants.

On distinguait les corvées réellen [res, biens), dues par les propriétaires de biens-fonds, et \e,icoï-\èQi personnelles, dues par les non-propriétaires. Les rois avaient modéré les corvées, en fixant le maximum des journées à douze par an ; Turgot, en 1776, abolit le travail gratuit pour le^ ouvrages publics, sauf le cas de guerre. Les corvées ne furent réellement sup[irimées qn'en 1790, 179i et 1793. — Le mot corvée vient du latin corrogatu {opéra), a travail imposé, » d'où la prononciation populaire a tiré, par diverses moditi';atiuns que la philologie explifiuc, l'expression du bas- lutin corvoda(\u\ ligure dans les Capitulaires de Cbariemagne.

3. Les fermiers généraux et leurs employés, tous ceux qui traitaient avec le roi pour la levée de l'impôt et. l'affermaient par un bail périodiquement renouvelé.

4. La guerre de Hollande. (Siècle de Louis XIV, ch. x.) — Voici comment Voltaire s'exprime sur Colbert, dans le Siècle de Louis XIV : « 11 arriva nu maniement des finances avec de la science et du génie... Il est vrai qu'il ne fit pas tout ce qu'il pouvait faire, encore moins ce qu'il voulait; il fut obligé de rétablir, vers l'an 1672, ce qu'il avait voulu d'abord abolir pour jamais : impôts en parti, rentes, charges nouvelles, etc. » (Ch. xxx.) — On appelait parti le traité fait par les fermiers-généraux avec le roi ou l'Etal : de là, leur nom de partisans.

5. Impôt que les rois de France levaient dans les besoins pressants de l'Etat; il fra[)pait tous les biensfonds, sans distinction de possesseurs nobles ou roturiers, et s'élevait au dixième du produit de ces biens. Etabli en 1707, il fut perçu jusqu'en 1717; alors on en affranchit la terre et il ne frappa plus que quelques branches du revenu. 11 fut supprimé en 1749 et remplacé par le vingtième.

6. Avant d'être ministre, Turgot avait été, dejiuis 1761, intendant de

ruines, sera le modèle du plus heureux gouvernement.

Je suis bien content, monsieur, de tout ce que vous dites sur les entraves des artistes % sur les maîtrises', sur les jurandes. J'ai sous mes yeux un grand exemple de ce que peut une liberté honnête et modérée en fait de commerce, aussi bien qu'en fait d'agriculture. Il y avait dans le plus bel aspect de l'Europe après Constantinople, mais dans le sol le plus ingrat et le plus malsain, un petit hameau habité par quarante malheureux dévorés d'écrouelles et de pauvreté ^ Un homme*, avec un bien honnête, acheta ce territoire affreux, exprès pour le changer. Il commença par faire dessécher des marais empesés ; il défricha; il lit venir des artistes étrangers de toute espèce, et surtout des horlogers % qui ne connurent ni maîtrise, ni jurande, ni compagnonnage, mais qui travaillèrent avec une industrie merveilleuse, et qui furent en état de donner des ouvrages finis à un tiers meilleur marché qu'on ne les vend à Paris * .

M. le duc de Choiseul les protégea avec cette noblesse

Limoges. 11 établit dans cette province la libre circulation des grains, adoucit les systèmes d'impôts, répara les routes, organisa des bureaux et des ateliers de charité, et publia son principal ouvrage, intitulé Bé/lexions sur la formation et la distribution des richesses.

1. Ce mot exprime ici, à peu près, ce que nous entendons par industriels; il désigne les ouvriers qui exercent les métiers où il faut quelque habileté de main et un certain talent d'exécution. Le mot arts, un peu plus loin, est synonyme à'industrie et représente les arts mécaniques, ce que nous appelons aujourd'hui les arts et métiers. — Yoy. page -iô-S, note 1.

2. On appelait maîtrises les corporations d'arts et de métiers, parce que leurs membres, après réception publique, s'appelaient maîtres. Pour passer maître, il fallait un apprentissage et la présentation d'un cAe/"- (Z'a?«ure. Dans chaque maîtrise, comme dans les communautés de marchands, il y avait un corps électif de J»re5 ou de syndics (ainsi appelés parce qu'ils prêtaient serment), chargé de mainte-

nir les règles et les traditions. De là le nom àe jurandes pour désigner le corps des jurés d'une communauté.

Turgot essaya en 1776 d'établir la liberté absolue de l'industrie, mais l'edit du roi ne put être appliqué, et les maîtrises ne furent abolies que par le décret du 2 mars 1791.

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