Saint Jean, xiv
2. Allusion aux embellissements de Cirey, qui sont longuement décrits dans' les lettres de M"»" de Graftionv, vers la fm de 1738, p. ir, 25. (EdiL Asse, Charpentier 1879.)
3. Ce rapprochement nous rappelle ces vers de Voltaire, sur la même marquise :
Une étrenne frivole à la docte Uranie!
Peut-on la présenter? oh! très Jjien.
(j'en réponds
Tout lui plaît, tout convient à son vaste
[sénie :
Les livies, les bijou les compas, les
[pompons,
Les vers, les diamants, le Liribl. l'op-
[tiqae,
L'algèbre, les soupers, le latin, les
[jupons,
L'opéra, les procès, le bal, et la physi-
[que.
4. L'auteur de la Recherche de la vérité, et des Conversations métaphysiques et chrétiennes, ouvrages publiés en 1674 et 1679, naquit en 1637 et mourut en 17io. — Pa3caH1623-1662) s'est montré un peu sévère pour les poètes, dans certains passages do ses Hensées (art. Vil, t. i, p. 95-167, édit. lîavet) ; mais ses critiques sont justes et n'indiquent nullement « qu'il eût eu l'esprit bouché pour les vers. »
Je sais fort bien, et je sens encore mieux, que l'esprit de l'homme est borné; mais c'est par cette raison-là même qu'il faut tâcher d'étendre les frontières de ce petit Elat, en combattant contre l'oisiveté et l'ignorance natu- . relie avec laquelle nous sommes nés. Je n'irai pas un jour faire le plan d'une tragédie et des expériences de physique ; sed omnia tempus habent^; et, quand j'ai passé trois mois dans les épines mathématiques, je suis fort aise de retrouver des fleurs.
Je trouve même fort mauvais que le P. Castel' ait dit, dans un extrait des Eléments de ISeiuton^ que je passais du frivole au solide. S'il savait ce que c'est que le travail d'une tragédie et d'un poème épique, si sciret doniim Dei^ , il n'aurait pas lâché cette parole. La Henriade m'a coûté dix ans*; les Eléments de Newton m'on coûté six mois, et ce qu'il y a de pis, c'est que la Henriade n'est pas encore faite; j'y travaille encore quand le dieu qui me l'a fait faire m'ordonne delà corriger; car comme vous savez :
Est deus in nobis; agitante calescimiis illo *.
Et, pour prouver que je sacrifie encore aux autels de ce dieu, c'est que M. Thieriot doit vous faire lire une Mérope * de ma façon, une tragédie française, où, sans amour, sans