‹ Lettres complètes d'Abélard et d'Héloïse, texte latin soigneusement revu, traduction nouvelle précédée d'une étude philosophique et littéraireChapitre 44 sur 98 · ABÉLARD A HÉLOISE · texte numérisé non relu

ABÉLARD A HÉLOISE

SOMMAIRE

Abélard, répondant à la lettre précédente, proteste que son silence si prolongé n’est point du tout l’effet de la négligence ou de l'oubli, mais de la confiance qu'il a toujours eue en la sagesse d’Héloïse, en ses lumières, en sa piété, enfin en ses mœurs irréprochables, confiance si grande, qu’il n’a jamais cru qu'elle pût avoir besoin de conseils ou de consolations. Il la prie de s’expliquer clairement au sujet des règles et des consoiations qu’elle réclame de lui, et il s'engage à répondre à ses vœux. Il la conjure, elle et la sainte communauté de ses sœurs vierges et veuves, de lui concilier, par leurs prières, l'assistance divine. Il lui démontre abondamment par l'autorité des saintes Écritures, combien les prières sont puissantes auprès de Dieu, et particulièrement les prières des femmes implorant pour leur époux. Il lui dicte ensuite la formule

Page 1