‹ Lettres d'Alphonse d'Herbelot à Charles de Montalembert et à Léon CornudetChapitre 1 sur 38 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

L'auteur des lettres publiées ici, Étienne-Marie-Alphouse d'Herbelot, né à Paris le 20 décembre 1808, remporta de nombreux succès scolaires et fut reçu premier, le 26 septembre i83i, au concours d'agrégation d'histoire, de fondation toute récente. Professeur au collège Henri IV, on parlait de lui pour la suppléance de Guizot en Sorbonne quand il mourut dans sa vingt-quatrième année, le 8 octobre i832. C'est assez dire que, quoique les contemporains d'Alphonse d'Herbelot aient gardé la très persistante impression de l'avenir exceptionnellement brillant qui lui semblait promis i, il ne saurait être question de lui consacrer une notice biographique.

Pour la raison diamétralement inverse, un pareil laconisme s'impose à l'égard de ses deux correspondants, dont les noms demeurent en possession, l'un de l'illustration, l'autre de la plus honorable notoriété. Charles-Forbes-René , comte de Montalembert (1810-1870), pair de France par droit héréditaire, élu par le suffrage universel aux deux Assemblées de la seconde République et au premier Corps législatif qui se réunit sous la Constitution de i852, membre de l'Académie française, fut sous Louis-Philippe, en dépit de sa jeunesse, le chef incontesté du parti catholique, et plus tard, avec Fal-

I. Nous avons notamment recueilli cette impression à maintes reprises sur les lèvres de deux amis d'enfance d'Alphonse d'Herbelot, morts octogénaires tous deux, M. Edouard Thureau, doyen de l'ordre des avocats à la Cour d'appel de Paris, et M. Alfred Thureau-Dangin.

Page 1