‹ Lettres d' "Aristocrates"; la Révolution racontée par des correspondances privées, 1789-1794Chapitre 154 sur 553 · Du même à la comtesse de Gontrœuil, à Luxembourg · texte numérisé non relu

Du même à la comtesse de Gontrœuil, à Luxembourg

{Ibid., p. 136-137.)

Paris, 12 janvier 1790.

Je ne puis mieux vous prouver, ma chère amie, tout le plaisir que me fait votre lettre, qu'en y répondant au moment même que je la reçois... Je soupe ce soir chez M'"'' Talon et lui donnerai de vos nouvelles.

Celles de ce pays seroient longues à écrire, s'il falloit y détailler les opérations de l'Assemblée nationale. Le parlement de Bretagne a comparu hier à l'Assemblée; ils ont soutenu un système absolument opposé à celui actuellement existant ; l'affaire a été ajournée, et iiier ils ont été déclarés incapables de posséder aucune charge ni emploi qu'ils n'aient prèté'serment à la nation ^.

1. Le baronnet James Rulledge, dit M. Lacroiï, s'était depuis longlenips trouvé mêlé, on ne sait trop à quel titre, à l'administration des subsistances de l'arls. Arrôti- et interroge dès le -J novembre I78'.>, il ne fut déllMitivemenl poursuivi que lo 20 novembre. On lui reprochait d'avoir fail des d(''marclies et des op<5ralions téméraires pour lesquelles il n'avait aucune mission, nolammenl d'avoir convoqué cliez lui une réunion des boulangers, de leuravoir offert, sans mandai, au nom de M. Ncckcr, un prêt de 3 millions et surtout de les avoir détournés du crédilqui leur était olïert par la Ville pour s'approvisionner. Il fut élargi faulcde preuves. (Lacroix, ci;), cit., I. III, p. 87-88; cf. aussi (ui respondance secn-îe déjà citée, t. 11, p. 339;. Voir aux Archives nationales, D XXIX, 12, doss. 13C une lettre de Kulledge, du 8 septembre 1790, au Comilô des recherches, où il Iraite iNecker d'inlriganl et demande « qu'on l'empêche de prendre le large ».

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