‹ Lettres d' "Aristocrates"; la Révolution racontée par des correspondances privées, 1789-1794Chapitre 180 sur 553 · Dt( même au mhne · texte numérisé non relu

Dt( même au mhne

{Ibid., u" 54.)

Paris, ce 3 avril 1790.

Vous êtes mal instruit, mon cher Filsac. Vous avez pu voir, par le décret que j'ai fait passer à la municipalité, que les députés présens à l'Assemblée nationale sont très fort éligibles, et qu'il n'y a exactement que ceux qui sont absens qui seront exclus des départemens qu'ils habitent, au point que, s'ils ont leur domicile et des propriétés dans tout autre, ils peuvent être élus dans celui-là. Je ne suis pas surpris qu'on fasse courir ce bruit. Vous n'avez pas oublié la tournure que les mêmes personnages avoient pris pour m'écarter de la députation. Ces petits manèges font toute leur ressource.

On a écrit ici que j'avois mandé à Cahors de prendre les armes pour s'opposer à une contre-révolution qui alloit éclater. La lettre, par laquelle j'écrivis à la municipalité que nous étions journellement tourmentés par de nouvelles alarmes, aura

i. C'est dans la séance du 22 mars 1790, que Faydel fut nommô l'un des 13 membres adjoints au Comité des rapports lArch. pari., t. Xll, p. 294).

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