‹ Lettres d' "Aristocrates"; la Révolution racontée par des correspondances privées, 1789-1794Chapitre 179 sur 553 · Du même au même · texte numérisé non relu

Du même au même

{Ibid., Il" .jO.)

Paris, 28 mars IT'JO.

J'ai reçu, mon cher Filsac, votre lettre. J'ai été deux jours à Versailles pour m'y reposer. Le changement d'air m'y a

l'insistance de l'^aydol, l'Assemblûe se conleula do le dessaisir do l'artaire ci do rcuvoyer les prévenus devant leurs juges naturels, les magistrats do la séiiécliausséo de Marseille. (Voir le discours de Faydel dans les Arch. pari., l. Xll, p. lo6-i;i9, et le décret de l'Assemblée, p. 14u.) Les documents de cette alVairc reniplisscnl piés de deux carions du comité des rapports aux Archives nationales, I) XXIX, 53 et 54.)

1. Le projet de décret, anquel fait allusion Faydel, avait élé proposé par Adrien-Pierre Cochclet, député do Cliarleville. En voici le tcvte : « L'Assemblée nationale décrète (prauoun de ses mendires no doit être présent dans les lieux des procliaines élections des assemblées prinnaires de départements cl de districts, et (|ue ceux de ses membres absous, qui scruienl dans les lieux de ces prochaines élections, ne pourront être ni électeurs ui éligibles » [Arch. pari., t. XII, p. 141 ; séance du 12 mars). Ce projet do décret fut bien en ctïct reuvojé au Comité de constitution,

éprouvé, et j'en suis revenu aussi fatigué que je l'étois en partant d'ici. En mon absence, jai été élu l'un des premiers adjoints qu'il a fallu donner au Comité des rapports', formé du limon que l'on pétrit aux Jacobins, malgré ma sortie contre le Comité, lors de mon opinion dans l'affaire du prévôt ; d'où je conclus que les désagrémens qu'on donne pour motif à mon retour dans la province tomberont bientôt, d'autant que je n'ai eu dans l'Asscmljlée aucun désagrément particulier ; \e n'en ai eu d'autres que ceux que j'ai dû naturellement partager avec ceux qui n'ont cessé de s'acquitter de leur devoir autant qu'il a été en leur pouvoir. L'Assemblée m'a môme donné une autre preuve de sa confiance, en me portant pour suppléant aux 12 commissaires nommés pour traiter de la vente des biens ecclésiastiques-...

Le Roy et la famille royale ont été au faubourg Saint- Antoine moins par curiosité pour la manufacture des glaces, que pour prévenir par leur présence les insurrections qu'on y fomente ^.

Adieu, bien des amitiés à tous nos parens.

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