Voir plus haut, p
2. Le Roi vinl à l'Assemblée le \'^ avril. Voir son discours dans les Archives parlementaires, l. XXV, p. 200 el suivantes.
3. l/abbé Maury prononça son discours dan.s la séance du 13 mai 1701 [.\rcli. part., \. XXVI, p. 51-58.)
naires, je vous dirai qu'il m'en est arrivée une d'un genre bien étrange, et qui ma fait payer les honneurs que j'ai partagés pour votre pauvre fils. Sachez donc qu'on a fait un service à Saint-Eustache pour le monstre Mirabeau, mort comme un atliée qu'il étoit. Palloy, qui étoit à la tête, m'a fait envoyer une lettre de la Commune pour m'y inviter et des billets au nom des apôtres de la liberté pour donner à mes amis^. Vous sentez que jen'ai pas bougé. Mais samedi, à 10 heures, M. Palloy arrive chez moi, me demandant pour toutes grâces de vouloir bien aller à la nouvelle Sainte-Geneviève à un service pour ce monstre-. Je recule. Je vois que j'ai affaire à un fou. Sa iille l'accompagnoit. On me presse. Tentée de l'envoyer promener jusqu'au troisième enfer, je réfléchis qu'il faut y aller, ou partir pour le pays étranger, laisser ma maison au pillage. C'étoit tous nos effets à perdre, car ce beau service étoit célébré par tous les tailleurs de pierre, maçons et ouvriers. Plus morte que vive, je prends mon parti et j'ai été dans une église non consacrée, où il s'est trouvé des ministres qui ont célébré les saints mystères. En vérité, cela fait frémir d'horreur. J'ai dit à la fille de Palloy que c'étoit par reconnaissance pour son père que j'avois fait cette démarche, étant absolument non-conformiste. Ce n'étoit pas une assemblée, c'étoit une cohue. Palloy m'a dit qu'ils espéroient bien avoir Désilles avec les grands hommes qui seront mis dans le temple. Je lui ai conseillé de ne pas faire de démarches pour cela, parce que les habitans de Nancy, ni la famille n'y consentiroient. Mille choses...