Samedi, 13 juin
7. C'étaient trois curés de la sénéchaussée du Poitou. MM. Lecève, curé de Triaize ; Bellerl, curé de Poiré-de-Vel luire; Jallet, curé de Chérigné (^rcAîiies/iar/emen^aire*, t. Vlll,p. 97).
qu'elle tient^ Elle a nommé le duc de Luxembourg- pour son président et le duc de Croy* pour vice-président, pour deux mois seulement.
Vous n'apprendrez pas sans surprise que Tordre du Tiers demande au Roy les grandes entrées de sa Chambre pour son président, son doyen, et quatre membres à leur choix*. Cet ordre menace de se constituer, seul, Nation, sur le refus des deux autres de travailler en commun. Ils appellent le Roy, le roy de la France. Jusqu'à présent je l'avois cru roy de France, et je n'avois pas trouvé de contradicteurs. Grâce aux soins de M. Necker, je vois des gens lui disputer ce titre si légitime, et pour lequel je me ferois hacher pour le lui conserver. C'est la seule occasion de dérouiller ma vieille épée que j'ai pendue au croc et qui feroit encore son devoir si on m'oblige de la faire sortir de son étui^ Je compte sur beaucoup d'imitateurs, au nombre desquels je vous mets en ligne, quoique vous ayez employé plus de temps à juger des procès qu'à tuer du monde. Les choses sont au point qu'il faudra que Sa Majesté montre son autorité pour contenir l'ordre du Tiers qui est si insubordonné. La Cour est à Marly. Voilà tout ce que j'ai à vous dire pour cette fois que je suis pressé de sortir.
Adieu, mon cher Saint-Luc, je suis votre serviteur et à tous les vôtres.