Du marquis de Vihratje au maréchal de Broglie
(Ibid.) A Bruxelles, ce 11 décembre 1791.
Monseigneur, la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire, le 4 de ce mois, m'a causé la plus grande surprise. Elle ma paru être une réponse à une demande que jaurois faite; et cependant si vous avez hien compris le sens de la lettre que j'ai eu l'honneur de vous adresser le 26 novembre dernier, vous avez dû voir que c'étoit moi au contraire qui répondois à une question que M. de la Queuille a faite à tous les officiers généraux, d'après une lettre de vous. Monseigneur, et de la part des Princes. Cette question étoit de savoir quels étoient ceu.x d'entre eu.x qui désiroient d'être employés. J'ai eu l'honneur de vous répondre, Monseigneur, que mon intention n'étoit point de me lier avant le temps où je croirai pouvoir être utile, ayant alors la ressource de servir comme soldat, si je n'ai pas l'honneur de commander, ce dont je n'ai pas l'ambition. Voilà ce que j'ai eu l'honneur de vous mander, devant croire, d'après les termes de votre lettre à M. de la Queuille, que dès ce moment les Princes vouloient faire des dispositions préliminaires, dans lesquelles les affaires que j'ai en France et qui m'obligent d'y aller bientôt ne me permettent pas de m'engager. Voilà mes dispositions dans lesquelles je persiste.
Je suis avec respect...
11. — De M. René-Florian Le Mintier au marquis de Vibraye, à Bruxelles.
{Ibid.)
A Worms, 30 août 1791.
Quoique la date de votre lettre, mon cher Général, soit du 22 de ce mois, je ne l'ai reçue qu'aujourd'hui. Soyez très assuré, je vous prie, que je ne l'aurois pas attendue, si j'avois