Voir plus \ta.ut,, Introduction, p. XXXI
3. Elle élait eu 1789 de 138.114 livres de rentes qui se réduisent en 1790 à 77.914 livres en 1791 à 58.890 livres, pourreraonterpénibleraent en 1792 à 08.7^2 livres(Arch. nat., T* 345)
4. Archives nationales, F'3015, doss. Gravier de Vergennes. 0. Ihid., F''3396, doss. Gravier de Vergennes.
f8 LE MAlRQÛIS DE VERGENNES
République, en leur fournissant des secours en hommes et en argent..., en participant aux complots tramés et aux assassinats du tyran et de sa femme contre le peuple françois, notamment dans les journées du 28 février 1791. et 10 août 1792, en conspirant dans la maison d'arrêt de Saint-Lazare à l'effet de s'évader et ensuite dissoudre par le meurtre et l'assassinat des représentans du peuple le gouvernement réi)ublicain et rétablir la royauté ». Le môme jour, 6 thermidor, le marquis de Verbennes et son fils montaient à l'échafaud '.
M. de Bellejeant, à qui sont adressées les lettres de M. de Vergennes, avait pris, lui. de bonne heure un parti plus sûr que son correspondant ; il avait émigré : et c'est dans les papiers saisis à son domicile après sa fuite que j'ai retrouvé ces lettres.
Jean Fourcher, seigneur de Bellejeant, né vers 1737. semble avoir été pour les Vergennes une sorte de parent pauvre, auquel le marquis avait confié l'administration de son domaine de Vergennes. Il était fils de Théodore Pourcher de Bellejeant, président à la Chambre des comptes et cour des aides de Dôle, et se qualifiait d'inspecteur des mines. Mais il paraît avoir fait un assez ordinaire mariage, en s'unissant, en 1774, avec la fille d'un marchand drapier de la rue du Fouarre, à Paris, Louise Dubois de Meaux -. Pourtant la famille Vergennes ne le renia jamais et l'on verra par les lettres ci-dessous que le marquis le traitait avec la plus affectueuse familiarité. Il m'a été impossible de savoir ce que devint ce Bellejeant.