‹ Lettres d'aristocratesChapitre 115 sur 541 · Du même à M. de Doué^ à Moulins · texte numérisé non relu

Du même à M. de Doué^ à Moulins

[Jbid., T' 1562», p. 83-85.)

[Paris], 7 octobre soir [178»J.

Nous sommes, mon cher ami, dans le moment des choses extraordinaires. Les poissardes ont, avant-hier, ameuté les ouvriers du faubourg Saint-Antoine et sont allées avec eux à Versailles, armées de piques et de bâtons^ au nombre de 10.000. Elles sont arrivées à 8 heures du soir, sont parvenues jusqu'aux grilles, après avoir assisté à l'Assemblée nationale, d'une manière assez scandaleuse. Les Gardes se sont opposés à leur entrée au Château. L'un de ceux à cheval a eu l'imprudence de sabrer ; il a été tué sur-le-champ*, et ses camarades sont venus l'enlever. Aussitôt, ordre de sortir des casernes et

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