‹ Lettres d'aristocratesChapitre 129 sur 541 · Du même à la comtesse de Gontrceuil^ à Luxembotirg · texte numérisé non relu

Du même à la comtesse de Gontrceuil^ à Luxembotirg

{Ibid,, p. lM-137.)

Paris, 12 janvier 4790.

Je ne puis mieux vous prouver, ma chiîre amie, tout le plaisir . que me fait votre lettre, qu'en y répondant au moment même que je la reçois... Je soupe ce soir chez M"" Talon et lui donnerai de vos nouvelles.

Celles de ce pays seroient longues à écrire, s'il falloit y détailler les opérations de l'Assemblée nationale. Le parlement de Bretagne a comparu hier à l'Assemblée ; ils ont soutenu un système absolument opposé à celui actuellement existant ; l'affaire a été ajournée, et hier ils ont été déclarés incapables de posséder aucune charge ni emploi qu'ils n'aient prêté serment à la nation '.

1. Le baronnet James RuUedge. dit M. Lacroix, s'était depuis loofrtemps trouvé mêlé, on no sait trop à quel litre, à l'administration des subsistances de Paris. Arrêté et interrogi* dès le ^ novembre 1789. il ne fut définitivement poursuivi <|ue le 26 novembre. On lui reprochait d'avoir fait des démarches et des opérations téméraires pour lesquelles il n'avait aucune mission, notamment d'avoir convoqué chez lui une réunion des boulangers, de leur avoir olTert, sans mandat, au nom de M. Necker, un prêt de 3 millions et surtout do les avoir détournés du crédit qui leur était offert par la Ville pour s'approvisionner. Il fut élargi faute de preuves. (Lacroix. o/>. cit., t. 111, p. 87-88; cf. aussi Correspondance Mecréte déjà citée, t. 11, p. 339). Voir aux Archives nationales, D XXIX. 12, doss. 13C une lettre de Uulledge, du 8 septembre 1790, au Comité des recherches, où il traite Nocker d'intrigant cl demande « qu'on l'empêche de prendre le large a.

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