Du même au même
{Ibid., n« 53.)
Paris, ce 8 mai 1790.
... Le parti Jacobite, mon cher Filsac, acquiert tous les jours plus d'audace et de force. Il ne dissimule plus ses visées. 11 tend aune déplorable démocratie. Les juges ne seront élus que pour six ans, sauf à renouveler leur élection au bout de ce terme, s'ils se sont rendus dignes de ces places. Le Roy n'y prendra aucune part; il n'aura même pas l'institution, de manière qu'il sera étranger à l'administration de la justice. Ce dernier pointr fut décidé hier. Cazalès parla comme un dieu *. Il apostropha
1. Camille-Benoit DeMnoolins (1760-1794), le célèbre pamphléUiro et journaliste, rédae> **v&t Le$ Hévolutionê de France et de Brabant.
1 Uttit-llarie Prudbomnie (1752-1830), directeur du journal Lee liévolutione de Parier
2- Elisée Loostallot (I762-17(N)), l'un des principaux coUaboraleurs du môme journal.
4. Jacqvea-Anloine-Ilarie de Caialès (1758-1803), ancien capitaine de dragons, député **^ EUls généraux par la nobleset des pays et jugeries de Rjvière-Yerdun, Gaure, i.ép- ••< e* Manrslaii^.
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les enragés, il décela leurs complots, il lés traita de factieux Parlant de la destruction de la noblesse, du Clergé, des parlemens, il fut interrompu. Un enragé dit * : « Pourquoine voule»vous pas entendre l'oraison funèbre dé ces corps? » Cazalès répliqua : « Dites plutôt Toraison funèbre de la Monarchie! »; Et dans le vrai, les décrets rendus ces jours derniers Font mise à bas. On va faire de nouvelles protestations contre les atteintes qu'on a portées à la prérogative royale. Vale.