‹ Lettres d'aristocratesChapitre 184 sur 541 · De la même au même · texte numérisé non relu

De la même au même

{Ibid.)

Paris, le 29 décembre 1790.

.. Pourquoi, mon aimable ami, ne puis-je habiter dans cet eux temps une petite campagne, où vous seriez avec moi, nous tâcherions d'oublier, ou du moins de nous occuper le ins possible des malheurs de la France et de tant d'indivi-

)n veut faire tant de choses à l'Assemblée nationale qu'on n finit pas beaucoup. On ne sait plus quand on s'occupera votre corps pour l'organiser entièrement. On commence ourdliui l'organisation du Ministère*! On a bien échauffé iore le peuple depuis quelque temps. Il falloit faire sanciner le décret contre le Clergé. Les libelles journaliers ont affreux.

De l'élut de la France présent et à venir, par M. de Galonné, minislrc d'Élal, Loodr« aris, octobre 1790, in- H».

l'Mraoïid Burke, Réflexions sur la Révolution en France, 1790.

ï'eul-tHro le Afémoire de AI. le comte de Lally-ToUendal ou seconde lettre à ses com^

unts, l'ari.s, ITUd, in-H".

M. Larnhorl. coniruleur giMiûral, pril sa rolrailc à la fin de décembre. Il fut remplacé ^I. do Lessarl, qui devint OKnleiueul titulaire du roiniatère de l'intérieur au départ de le Saiiit-I'riost en jauvier 17Î>1.

À M. DE GITRT

Vous avez su les exploits des Jacobins à Aix, à Perpignan ? Il y a ici un Club monarchique qui est dénoncé par eux et dans tous les écrits incendiaires. Les membres seront quelque jour massacrés ! . . .

J'ai su par le chevalier d'Urtubie que M. d'Agoult vous avoit envoyé Burke. Sans cela, je vous Taurois envoyé. Vous avez dû être enchanté de cet ouvrage. Il y a une originalité et des choses de sentiment qui m'ont fait le plus grand plaisir.

On veut ici que M. d'Artois arrive incessamment. D'autres disent qu'ils n'en croient rien. On emploie des moyens bien doux pour faire revenir les fugitifs !

Adieu, mon aimable ami, je vous embrasse.

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