‹ Lettres d'aristocratesChapitre 208 sur 541 · IG · texte numérisé non relu

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ment à nos prêtres, vous ne pourriez vous empêcher d'en être dans la douleur. Nous sommes au moment de ne pouvoir plus avoir la messe. M. Tarchevéque Juigné interdit toutes communications avec les jureurs et les intrus, sous peine des censures de l'Eglise conformes aux 33 canons, de manière que l'on ne peut plus aller d«ns aucune paroisse de Paris, que nous n'avons que les couvens. On assure que Gobel, évêque de i.ydda, intrus ati siège de Paris, va (aine fermer les couvens, i-nterdire tes prêtnîs non-jurewrs, ce qui noos anettraKiaiis Ul nécf^sitédeiwus passer dfC messe. Tous lesjours, des avanies : jeudi au Sain t-Sâc rement, poiaT un sermon ; hier mativi, les ^nfans de i'école de Charité ont vmAii battre les Frèpee, f«irce tju'îls ne veulent pas mener ikîB eniansà la m^sseè la paroisse -, ^ vous sentez que cela vient des parens. Le penple, point du tout instruit, n'a pas plus de religion que des chiens, e^ tous parle de la religion et des prêtres non-jureors comme s'il étoîl compétent à les juger.

UAssemblée vient de mettre Je<>©mbleau déshonneur de la France par les honneurs <}t fes éloges faits à la vy^fti de Mirabeau, monstre le plus complet qu'aucune femme ait jamaiB porté, mauvais fils, mauvais mari, lâche en amour, saue principes, comme sans honneur. Sa figure annonc^oit son âme, car il avoit l'air d'un monstre. Mais il avoit des connoissances, de l'esprit, savoit le conduire, et ne perdoit jamais son but quoiqu'échauffé dans la dispute. C'est la différence, du côté de Tesprit, qu'il y avoit entre l'abbé Maury et lui ; ce dernier est sujet à s'emporter et, quoique vraiment plus éloquent, il est moins fait pour subjuguer.

On vient de me dire qu'on a «ftiché une ordonnance de police qui ordonne aux couvens de filles de fermer le«irB églises. Je viens de l'envoyer chercher. Je vous dirai ce qu'ai en est ; mais jusqu'à présent mes voisines duSafmt-Sacrenïent* n'en onft encore rien fart...

W a été fait une motion pour qu'on apportât le corps -de voire pauvre fils à Sainte-Geneviève, pour ie mettre à c6ié<le Mirabeau^. Heureusement, elle a bombé. Si eHe eCM^pris, sans attendre votre aveu, je m'y serois en vDtrenom formellement opposée. Un corps, qui a logé une âme comme celle ile votve fils, ne doit jamais être mis à côté de Mirabeau.

Croyez...

I . Les Béucdicliiies du Sainl-Sacrenienl de Ih rue Cassidle.

i. Celte motion fut faite dans la séance du 4.awil 179 . Arch. parLy U XXIV, p. »*3;.

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