Du même à la même
{Ibid.)
Paris, 42 mars 1791.
ère petite amie, je te prie en grâce de prendre un peu nce sur notre séparation. Elle me coûte plus qu'à loi. ici une vie ennuyeuse et fort maussade... Toi qui es le petite Ame bien pure et bien innocente demande à clion, qui t'a déjà donné une petite fille si jolie, de te ;ette faveur si importante à mon bonheur et à ta tran- Voici de quoi il s'agit : ce n'est point dans la garde de est de l'emploi dans l'armée à mon grade, et ma croix -Louis. M. de la Fayette s'y intéresse et j'ai bien des : s'en mêlent. J'espère que cela ne tardera pas... MES sont enfin arrivées heureusement à Chambéry. t traversé la ville de Lyon où M. de Choisy S succes-
(lahriel de Cboisy. né en 17i3, maréchal de camp en 1781, Laudaii, à Lyon, et coulre Jourdan-Coupe-Této, à Avignoo.
Paris, 17 mars 1791.
Ma chère petite amie, je suis l'affaire de mon remplacement avec une grande vivacité, et je n'épargne ni soins, ni pas, ni sollicitations. J'éprouve cependant un accroc que je m'occupe à lever. Il y a un malheureux décret de l'Assemblée pour exclure de la rentrée au service ceux qui l'ont quitté. Je prétends que ce décret ne peut avoir en vue que ceux qui ont quitté tranquillement, par santé, dégoût, légèreté ou autre chose, et ne peut concerner ceux qui ont été vexés et maltraités par l'ancien régime. On en convient; mais cette explication n'est pas prononcée, et il faut que j'obtienne une décision du Comité militaire, sauf à la rapporter à l'Assemblée. Mes arais me servent bien dans cette affaire, et je ne cesse d'aller et venir pour cela. La chose est essentielle, car si je la manquois une fois, ce seroit à n'y plus revenir... ; rien n'égaleroit mon désespoir, et je me retirerons dans mes bois pour ne jamais revoir les hommes...
1. « HxsDAïf ES, tantes du Roi, onl passé à Lyon, samedi, 5 mars, sur les 4 heures du soir. Da déUeheroent de 50 hommes de la Garde nationale, qui les attendait à la porte de Vaise, Ic9 a accompagnées jusqu'à celle de la Guilloliëre. non pas À litre d'iiooneur, mais pour protéger leur marche. Elles ont traversé une grande partie de la ville, faisant la conyerMtioo avec M. Larrivée, ci-devant chanteur à TOpéra, qui avait la main appuyée sur la portière de leur voiture ». {Chronique de Parité 13 mars I70i.}
S. Claude-François Colombarl, premier vicaire à Notre- Dame-des-Cbamps, élu curé de Saialr^Ticolas-des-Champs .
seur de La Chapelle, leur a rendu les honneurs de filles de France. Toute la ville a crié : « Vive le Roy ! Vivent Mesdames * ! »
On a nommé hier le nouvel évoque de Paris. C'est un in-partibus nommé l'évéque de Lydda. Ton confesseur, l'abbé Colombart, est nommé curé de Saint-Nicolas ^ On dit que la bulle du Pape est arrivée et va être publiée. Voilà toutes les nouvelles (lu moment... )^
Je regrette bien de ne pas être avec toi à courir nos bois. Mais, ma petite amie, encore un peu de temps et je retournerai >i
chercher la belle petite mine que tu me promets, et voir notre petite fille qui doit être à présent bien jolie et bien riante. v;
L'as-tu mise en fourreau? 2
Adieu, ma chère petite amie, je t'aime et t'embrasse de tout mon cœur. j
H. — Du même à la même.
t Paris a été illuminé hier pour la convalescence du Le calme paroît assez s'établir par le mépris où tombeol is en plus le parti d'Oriéans et les Lame th. Les mécone multiplient, et le mouvement naturel des choses gagne >y beaucoup de partisans. Je crois bien que les choses iriendront pas comme elles étoient, mais elles ne resteras comme elles sont. Il y aura un milieu plus rapproché justice et de la raison. Ce qu'il y a de vrai, c'est que est plus raisonnable que les provinces. La noblesse y rve toute sa considération, et les marchands et ouvriers ,tent fort sa dépense et ses décorations qui les faisoicnt Sur cet article, il y aura sûrement des représentations mmerce et de nouvelles dispositions, eu, ma chère petite amie,... je t'embrasse de tout mon