Du même à la même
ilbid.)
Paris, 5 avril i791.
chère petite amie, j'ai ce matin un rendez-vous avec le re, dont je te rendrai compte dans ma première lettre, pour m'cxpliquer à fond et tête-à-tête. Nous verrons ce résultera... Je suis bien sensible, mon cœur, aux regrets 5 cause mon retard. U ne m'est pas plus agréable qu'à et mes absences nécessaires seront le seul chagrin que érai jamais...
ibeau a été enterré hier. C'est une grande perte pour arti, et un grand bonheur pour lui, qui, quelque temps ard, auroit eu un autre sort.
frère de l'évêque de Lydda, aujourd'hui évêque de Paris, pendu en Suisse, où il chcrchoit à ameuter le peuple e ici.
le Mercy, ministre de l'Empereur à Bruxelles*, y a arrêté [lions destinés à corrompre les troupes allemandes, et on inq autres millions destinés pour les soldats prussiens, liâtera ce qu'on cherche à prévenir. Le banquier Walcchargé de cette remise, n'a eu que le temps de se sauver i*être pas pendu.
rimond-Claude. comle de Mercjr-Argcnteau (1727-1794) avait quitté la France ta 1790 pour résider dan* les Pays-Bas autrichiens.
A SA FBMMB 279
M. de Montmorin a reçu le manifeste des princes étrangers, où ils refusent de traiter avec un Roy prisonnier, et annoncent qu'ils entreront en France. Ils déclarent qu'ils rendront responsables sur la vie et les biens TAssenriblée, la commune de Paris, et les districts, et La Fayette et Bailly des violences et des malheurs qui pourroient avoir lieu contre le Roy et sa famille, ou les particuliers même. Dans les provinces, ils déclarent de même que les municipalités, maires et commandans répondront personnellement des désordres et que, s'il y a quelque incendie de fermes, moulins ou châteaux, quelques injures ou violences faites aux seigneurs, curés, ou autres, les municipaux seront pendus et les villages brûlés et pillés. Ainsi, tout se passera fort tranquillement, quand cette promenade aura lieu^
Voilà toutes les nouvelles du moment. Adieu, ma chère petite amie, je t aime bien de tout mon cœur, je t'embrasse de même.