Oiane-Gabrielle de la Baume, marquise de Choiseul
2. Claude-Antoine-Gabriel do Choiseul-Stalnville (1760-1838). commandant le régiment de Royal-Dragons.
M. DGTAILLY A M. FAIVRB 289
maître. « Vil esclave d'un ci-devant », Dutailly ne pouvait échapper à la mort. « Une correspondance volumineuse déposoit contre lui, de sa haine contre la Révolution, de sa bassesse et de sa lâcheté à courtiser les exnobles ». Le 15 floréal, il était guillotiné.
C'est de « la correspondance volumineuse », dont parle l'acte d'accusation, que j'ai extrait les lettres ci-dessous, qui sont adressées à Guillaume- Joseph Faivre, ancien procureur au parlement de Besançon et beau-frère de Dutailly, dont il avait épousé la sœur, Jeanne-Denise. Ce Faivre avait été poursuivi dès la fin de 1792, comme prévenu « d'enrôlement pour les ennemis de l'État ». Traduit devant le tribunal criminel du département, il avait été acquitté. Mais ayant, peu après, passé en Suisse, il avait été porté sur la liste des émigrés, et les papiers saisis au moment de son arrestation étaient restés au greffe du tribunal. On les exhuma lors de l'arrestation de son beau-frère, et on s'en servit contre celui-ci *.
J'ai joint à cette correspondance de Dutailly une lettre adressée à son père par Claude-Ferdinand Faivre, second fils de Guillaume-Joseph Faivre, qui, au mois de juillet, alla rejoindre dans la capitale son «c oncle Antoine ». C'est une amusante narration faite par un jeune homme de 19 ans, — il était né le 16 mai 1772, — de son premier voyage à Paris.