‹ Lettres d'aristocratesChapitre 278 sur 541 · M. DE MAICHE · texte numérisé non relu

M. DE MAICHE

le M. de Maiche^ capitaine au régiment deBoitrbonnterie, à Arras^ à la marquise de Maiche^ sa mère, à 7i^, district de Saint-Hippolyte,

fArch. nat.. W 89.)

Ce 24 mai 1791.

èlachement, dont la durée a été beaucoup plus longue le pensois, a été la cause du retard que j'ai mis à vous de mes nouvelles. Je suis arrivé hier après avoir couru pendant plus d'un mois, et j'ai reçu votre lettre aujour- 'accepte avec reconnoissance l'offre d'argent que vous bien me faire, à condition toutefois que cet envoi ne vous

point. 11 est inutile de vous observer que la seule 3 de me le faire parvenir consiste à m'envoyer un assiar si vous m'envoyiez une lettre de change, elle ne t être acquittée qu'en assignats, et par là vos soins Iroient superflus. Autre chose très intéressante : si vous 3uvez avoir des dettes, empressez-vous de les payer en ts, à supposer que vous ayez ample provision de ceux-ci. lent de la crise approche. M. de Condé est à Worms: ons reçu de ses nouvelles. Les puissances ne peuvent i entrer en France ; le manifeste va paroîlre. Toutes les coalisées prendront la dette de la Nation sous leur e, exposeront la légitimité de leurs raisons pour se mêler

affaires, et Dieu et leurs armes feront le reste. Je ne ms mander actuellement le parti que je prendrai. Mais

il soit, vous pouvez être sûre qu'il aura pour base Ihont qu'il sera tel qu'aucun gentilhomme bien pensant ne le blâmer, quinze jours ou trois semaines au plus, on sera instruit

des choses. 11 me semble que vous agiriez prudemment s expatriant pour quelques semaines. Je serois plus lie si je vous savois éloignée du foyer de la crise. Au ^ous êtes sur les lieux et vous pouvez mieux que moi u parti qu'il convient de prendre. Votre proximité de la est pour moi un motif de consolation que je partage en peu d'officiers. Un grand nombre ont leurs familles

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