Celles de MH. des HuUes et do Varicourt
2. François-Emmanuel Guignard, comte de Saint-Priest, ministre d'Etat sans porlereaiUe depuis décembre 1788; rcnvoj6 avec Necker le H juillet, il revint aux affaires avec lui et fut ministre secrétaire d'Etat de la maison du Roi, chargé en cette qualité du département de Paris, à la place de M. Laarent de Yiiledeuil. H donna sa démisskw le 26 décembre 17iK).
3. L'érèqua d'Autan prononça son discours du» U séftoce do 10 octobre 1789 lArch, sar/., t. IX, p. 398-404). •' ^ V ^ ,
{Ibid., n* 71.)
Paris, 18 octobre 1789.
M. le duc d'Orléans partit mercredi pour se rendre en Angleterre. Vous voudriez peut-être savoir quel est le motif de ce voyage, et je ne vous l'apprendrai pas, parce que je ne suis pas dans le secret. Vous dresserez vos conjectures sur les bruits qui se répandent et dont je vais vous faire part. D'un côté, des gens disent que le Roy a donné une mission secrète à monsieur le Duc pour traiter avec la cour de Londres, et que M. de Montmorin * a déclaré à TAssemblée nationale qu'il a voit rédigé à la hâte des instructions pour Monseigneur. On lit cet article dans quelques-uns de nos papiers qui courent les rues. D'un autre côté, les malins, et il y en a sur le pavé, répandent que M. de la Fayette a dit à Monseigneur, en présence du Roy : «J'ai remis à Sa Majesté un mémoire contenant les preuves de votre influence sur l'insurrection du peuple et de votre volonté pour me faire assassiner. » Voyez un peu jusqu'où va la malice des hommes d'oser soupçonner un grand prince de deux crimes aussi énormes. On ajoute, à l'appui de cette assertion, lacapture de fusils et de cartouches chez un armurier rue Tiquetonne, mis en prison, que l'on dit avoir déclaré les tenir d'un valet de chambre de Son Altesse. On raconte encore quelques autres circonstances *. Accoutumé a être trompé par les propos populaires, je me suis déterminé à nerien croire dutoutqueje ne voie des certitudes, et je ne commencerai pas à fixer mon opinion sur ce qu'on débite de ce prince que je ne soie sûr que l'Hôtel de ville soit muni des preuves les plus claires d'une détestable intrigue, à laquelle on n'ose pas se permettre de soupçonner le cousin du trône d'avoir part. Le Ghàtclet commencera lundi à mettre en pratique le nouveau code criminel, en instruisant la procédure des prisonniers. Ils sont nombreux.
L'Assemblée nationale tiendra lundi prochain sa séance à l'Archevêché et jusqu'à ce que le Manège soit disposé à la
1. Arm&nd-Marc. comte de Hontmorin-Saiiit-Hérem, né en 1745, niiai»lre des AfTairM étrangères, maisacré à l'Abbaye le 2 septembre 1792.
t. U est bien eertain que le duc d'Orléans se trouvait gravement compromis à la suite des Joonécs d'octobre et <^u'une mission en Angleterre lui fut donnée alors en partie pour l'éloigMr. Quoi qu'il en soit, celte miaaion avait trait aux affaires de Belgique (Sorel, l Europe e< ia Révolution, t. II. p. 5(1).
recevoir. Le choix de ce lieu me plaît infiniment. Plusieurs députés ont demandé des passeports pour retourner à leurs foyers. L'Assemblée nationale, voulant arrêter la désertion, a décrété qu'elle ne donneroit plus de passeports.
L'archevêque de Paris a donné sa démission de sa députation *. M. Mounier * ne veut plus prendre part aux délibérations et se retire chez lui. Je ne vous donne pas la liste desémigrans, parce que je ne Tai pas.
Adieu.