‹ Lettres d'aristocratesChapitre 312 sur 541 · DB N. AU MARQUIS DE YIBRATB · texte numérisé non relu

DB N. AU MARQUIS DE YIBRATB

que ce soit. Il semble, au contraire, que le dévouement g-énérai se soit manifesté d'autant plus. Quoique nous ne soyons qu'à cinq lieues de la frontière et d'une grande garnison de France, la confiance et la sécurité n'ont pas été altérées un instant. U est vrai que les soins extrêmes du chef pour tout ce qui l'entoure, et sa contenance ne pouvoient manquer de les inspirer. Nous partons aujourd'hui, pour aller joindre de très près les deux autres chefs. Tout ce qui s'est dévoué à celui-ci se rendra successivement auprès de lui. Madame la princesse Louise qui, à notre départ d'Ettenheim, a été à Fribourg, à son g^rand regret et celui de ses parens, va arriver pour dîner avec eux et prendre ici leurs logemens, pour les suivre à deux journées et venir s'établir avec eux. Il y a tout lieu de croire que ceux qui Vont venir en grand nombre depuis le Brisgau, pour occuper le pays jusqu'à vous, déterminent notre départ, afin de leur faire place. J'ignore absolument à quoi nous serons destinés, où nous allons; mais il m'est impossible de croire à notre inactivité dans ce qui se passera, surtout après la manière dont notre chef et sa noblesse viennent de se montrer... Je vous prie de croire fermement, mon cher Général, etc..

P.-S. — J'ignore encore le lieu où nous allons; mais ce sera près de Coblentz.

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