De N. au marquis de Vibraye
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Coblentz, le 23 [décembre i791.]
Votre lettre est venue me retrouver ici, mon cher Vibraye, au moment où j*allois vous écrire. Nous y sommes venus pour voir Monsieur qui a été assez sérieusement malade, mais qui est très bien et hors d'affaire el qui pourroit môme être hors de sa chambre, s'il n'étoit frère du pouvoir exécutif des François.
Nous sommes dans une très fâcheuse position, il est vrai, et j'en conviens avec vous ; mais je crois que nous voilà arrivés au commencement de la fin. Moi qui n'ai pas jusqu'ici ajouté loi à tous les contes dont on nous a bercés depuis si longtemps, je vous exhorte à ne pas faire le voyage dont vous me parlez. Si vous voulez en faire un plus court, et où vous trouverez aussi de la besogne, venez nous voir. Voilà tout ce que