Du même à la même
[ibid.)
A Alh, ce 14 février 1792.
îst avec bien du plaisir que j'ai vu, par votrt'
ne votre santé se soutenoit bonne malgré toule^
s et dévastations que vous ne cessez d'éprouver
vos habitans. M. le chevalier du Petit-Tliouars'.
omplaisance de me faire passer mes lettres.
qu'on vous avoit coupé 12 arpens de bois. Vous
iz pas, les uns, ni les autres, quelle est celle de
qui s*est permise une pareille atrocité ; mais.
connois à toutes le môme esprit de révolte et d»*
que ce soit, je n'en suis nullement surpris.
m que vous n'aurez pas manqué de porter vo>
strict, et qu'il en sera de celte affaire comme do
■Auberl, chevalier du Pelîl-Tbouars, né en 1769, ancien ofOcier u )nne-lnfanterie.
toutes les autres, qui ont été traitées avec la plus grande défaveur. Mais vous vous serez mise en rèjçle, et j'espère qu'avant peu ce sera un titre que vous ferez valoir avec avantage. Je vous exhorte seulement à ménager le tout, afin que votre sûreté individuelle ne soit pas compromise. Il me paroît que vous n'avez pris encore à cet égard aucune décision pour l'avenir.
Les derniers décrets reculent au l*"" mars la déclaration de guerre. Assurez-vous qu'à cette époque on n'aura pas plus d'envie d'attaquer qu'au 15 janvier précédent. Et en attendant, les puissances ne s'endorment pas. Les lettres particulières qui nous arrivent ici des différens cabinets, les préparatifs qui se font sous nos yeux et les ordres que nous avons nous garantissent la certitude de la chose. On répare les fortifications de Tournai et villes frontières. Nous avons vu passer des détachemens des pionniers occupés à ces ouvrages. On assure que le quartier général de l'armée de ces pays sera ici et qu'il y aura un camp à droite et à gauche. Quoique ça paroisse assez vraisemblable, d'après la marche des ingénieurs qui ont été envoyés, je ne vous garantis pas ce fait, car il règne une politique incroyable dans tout ce qu'on fait, et les ordres se succèdent en sens contraire avec la plus grande rapidité. Aussi, les nouvelles des papiers publics sont très souvent fausses.
Il paroît pourtant décidé que tout le cantonnement sera parti à la fin du mois, ou dans les premiers jours de mars. Nous ne savons notre destination, mais on croit que ce sera du côté d'Anvers. 11 y a déjà plusieurs régimens rendus à une petite distance d'ici et qui n'attendent que notre départ pour nous remplacer.
Nous devons, dit-on, former la seconde ligne de l'armée formant la garde des Princes, à l'instar de la maison du Roy à la bataille de Fontenoy. Je désire que nous y soyons employés aussi utilement. Vous avez dû voir dans les nouvelles publiques le nombre des troupes qui seront fournies parles différentes puissances. On a même dit celles du roy de Prusse en marche. Mais le colonel de ma compagnie, qui est à Berlin, a écrit, il y a huit ou dix jours, que tout étoit prêt, mais que rien n'avoit encore bougé. Vous ne devez pas douter, Madame, que, si j'étois assez heureux pour repasser dans vos cantons, je ne demande un détachement pour aller désarmer et mettre à la raison vos factieux qui ne me sont pas inconnus. Je pense bien que vous ne serez pas chez vous dans ce moment. Mais ça ne m'empêchera pas de faire à votre égard tout ce qui