Du même au même
{Ibid., n* 73.)
Paris, le 25 Janvier 1790.
vous mettre au fait de ce qui se passe, mon cher lie, il faudroit être abonné à un journal qui dit de i vérités. Avec un louis de dépense, vous aurez les 24 •s numéros et les 24 qui doivent suivre, dont le huitième paru. Mais comme vous êtes en province, le déboursé l être un peu plus considérable. Au reste, ce ne seroit )ure perte de prendre connoissance des matériaux qui servir un jour à l'histoire. Salomon est le continuateur )é Sabatier de Castres *.
sommes inondés d'écrits contre plusieurs membres de bléc nationale, dont plusieurs sont vigoureusement ifs. Mais lorsqu'on a le cœur pur comme les Mirabeau, î». Chapelier, Duport', etc., on lasse la cabale infer-
là une fausse nouvelle; .es troupes de rAulricbe venaient au contraire de ihecs répétés aux Pays-Bas.
>reur Joseph II n'eut pas le temps d'accomplir ses prAjets, car il roonmt le 790. La situation était malheureusement grave aux Pars-Bas. A la suite de Tenelles des rebelles (voir plus haut p. 30), les membres des Etats des diverses proient réunis dans celle ville en Etats généraux, et le 10 janvier 1790 avaient roté itif des Etats belgiqueg uni* (Sorel, op. cit., t. Il, p. 51-52).
lilé les sympathies du roi Frédéric-Guillaume II allaient bien plutôt qu'à TEma jeune république, à laquelle il les avait fait exprimer sans retard. {làid.,
mal, dont parle iciQuélen, est le Journal politique national, fondé par l'abbé >atier, dit Sabatier de Castres (1742-1817), littérateur de quelque talent, ei le phlétaire Antoine Rivarol (1733-1801), qui n'eft autre que le Salomon cité par lournal parut en trois séries ou abonnements. Hais le premier, au contraire de fuélen, parait n'avoir eu que 23 numéros. Il est vrai qu'on compte quelquefois la Lettre[de Rivarol] sur la capture de Vabbé Maury d Péronne^ qui est datée L 1789.
D-Joscph-Harie-Pierre Bamave, né en 1761, avocat an parlement de Grenoble, iers pour la province du Dauphiné, exécuté en 1793.
nJean-Francois Duport (1759-1798), conseiller au parlement de Paris, député de de cette ville anx Etats généraux.
nale déchaînée contre eux, et ils n'en travaillent pas avec moins de zèle et d'assiduité au grand œuvre de la régénération. Ah ! combien la postérité leur sera redevable ! Déjà nous jouissons de cette précieuse liberté qui doit faire notre bonheur futur, et les peuples, victimes de l'arislocratie, vivent maintenant dans l'abondance par la sage prévoyance démocrate qui a sans cesse les yeux tournés sur eux. Le marchand dans sa boutique, l'ouvrier à son atelier, le commerçant de son cabinet, tous rient aux anges et crient : « Vive la liberté ! » Plus de mendians : l'Assemblée nationale va les pourvoir d'un fonds suffisant. L'avenir nous offre le bonheur. Vive la liberté !
Les habitans d'un village près Besançon viennent de l'exercer d'une manière singulière. Ils se sont imaginés qu'il n'y avoit plus de roy en France, et en conséquence un d'entre eux a été élu, sa femme reine. Ils ont nommé des ministres, dont un Necker. La nouvelle majesté s'est plainte à ses sujets que sa dignité ne lui permettant plus d'aller en journée, qu'il s'ensuivoit que le roy et sa famille mouroient de faim, et pour y obvier ils se sont jetés sur un bois voisin de Salins, et à grands coups de hache trayailloient à fournir du pain à la famille royale sans s'oublier eux-mêmes. Les officiers de la maîtrise ont voulu s'y opposer. Le roy en a fait arrêter un. Le procès fait, l'arrêt l'a condamné à être pendu. Sur ces entrefaites, voici la milice nationale de Besançon qui vient s'emparer de toute la famille royale, que Ton y conduit en prison, tout comme un roy à Paris, et puis nous ne savons ce que deviendront toutes ces majestés. Vive la liberté !
Elle a conduit ces jours derniers un district au couvent des dames Sainte-Marie, faubourg Saint-Jacques S soupçonnées d'amas d'armes et de fabrication d'écus, sur ce que les voisins ont dénoncé entendre souvent un bruit approchant de celui que fait un mouton qui compresse un écu. La supérieure rioit sous voile, et a conduit les militaires à un blutoir qu'elle a fait mouvoir avec tant de vigueur que le tamis s'est brisé et que la Garde nationale s'est retirée toute enfarinée comme un mitron, honteuse de cette équipée. Néanmoins, la supérieure a exigé que les farinés se transportassent dans tous les recoins du monastère, où ils n'ont trouvé pour armes que des disciplines, avec lesquelles il auroit fallu les fustiger de la bonne manière.
Vous pouvez complimenter les Quimperlois sur l'honneur
1. Coav«ni dm VitiUndines ou religieuses de la Visitation de Sainte-Marie du faubourg bMatgacque», occupé aujourd'lnii par les dames de Saint-Michel.
ne chefis 4'un district bien carré que rient de leur décerner ^uste Assemblée. Je ne sais conmieiit celie-ci se tireca 'embarras où elle est de leTcr le masque qui couvre la face use du déficit accru par elle d'une cruelle manière. ËUe ïst là en ce moment. L^afiiaire finira-t-elle par la banquee ? La loyauté Françoise oe permettra pas de prononcer ce infâme. Mais si elle se fait, la bouche ck»e, qu en dira-t-on?
Jue nous sommes des Qui ne le croira pas?
arat, auteur d'un écrit intitulé LAmi du peuple, décrété le Châtelet, et de prise de corpB, s'est mis sous la proiteodu district des Cordeliers ^. La Commune a ordonné de èter. La Fayette a (ait marcher l.SOO hommes contre le ecteiir, qui, armé de son canon et de ses baïonnettes, étoit à faire de la résistance au moment où l'ordre est venu à énéral de faire retraite. Ce n'est pas là celle dos Dix-mille, [porte, c'est une retraite. Depuis la mienne, je n'en ai pas le plus belle*.
lieu. Mais avant de vous quitter, je prie vos dames de iter la petite chansonnette suivante sur l'air : QutÈÊid U \'A imé reviendi^i . . .
Le duc d'Orléans reviendra I Tous les matins on nous Tannonce.
Mais hélas 1 il ne revient pas, £t par sa fuite se dénonce.
Chacun l'accuse ! [bis)
Hélas ! Hélas !
Le duc d'Orléans ne r'vient pas !
Aussitôt qu*il arrivera Dans sa malheureuse patrie, D'un seul mot il repoussera Ce soupçon de la calomnie ;
Chacun l'espère I {bis)
^h ! Ah ! Ah !
Nous verrons comme il s'y prendra!
-P. Marats'élait déjà plusieurs fois signalé par des délits de presse. Le i.l août, le tcmère, le ioelobre, le 7 oeUbre. il avait été répnnandé oa déerdlé de priae de maia loujovrs il avait éctiappé. Le 31 décembre 1789. dans le n* 83 de L'Ami du ', U avait si violemment atlai|ué Necker et Kailljr que le Ch&telet cssava de le faire r daos la suit du 9 au H) janvier. Son district, le diatrkl doa Cerdeticca, |)r»tMUi »l le 11 janvier, et à la suite de nouvelles iiuures de Marat, rAs!«emblée des repribenle la ConiMune «enina le proeurcur du Rm au Chàlelet ë'eo imr mmt le ^Mraiphlé- Le 21 janvier, le Châtelel ordonna qu'une iurormation serait ouverte contre lui. iveau le district des Cordclicrs prit sa défense et le 19 vota un arrêté dans ce sens, c 2i janvier, l'huissier qui se présenta chez le journaliste, appuyé, comme le dit Qu6ir la força «raiéi, ne put rien Caire. Mwrai réossil à s'«uf«ir« déguisé, flbl<«a, ott^ude 11. (S. Ucroix. Actei de la Cwmnmns dé Parié, i. LU. |>. SÎO-SXS, S40-«k«.)
A M. IiB fWBSHXENT •« SâJNT-LUC
Aôsémeni il triomphera i Mais pour que sofn deâtin s'achève, Son cher Laclos le conduira Aux Porcherons et à la Grève.
On le désire 1 {bis)
Ahl Ah! Ah!
Nous verrons s'il en reviendra !