‹ Lettres d'aristocratesChapitre 376 sur 541 · Jour de la Péte-Diea, qui tombait celte année le 7 juin · texte numérisé non relu

Jour de la Péte-Diea, qui tombait celte année le 7 juin

7. Ce décret fut rendu le 18 juin {Arch. parL, t. XLV, p. 336-337).

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membres jacobins restés après la sortie des autres. On dit qu'on veut l'annuler ; d'autres, qu'il n'aura pas la sanction, si l'Assemblée ne le rétracte pas. Moi, je crois qu'il aura toutes ses formes et qu'il subsistera, mais peut-être pas à perpétuité.

Le moule à assignats ne cesse pas d'aller. On assure les dépenses journalières de 3 à 4 mUlions par jour. Mon Dieu, que deviendrons-nous en définitive !

Depuis cinq à six jours, le ministère a changé une fois et demies Les ministres étoient, disoit-on, tous jacobins; ils sont tous à présent constitutionnels, autrement Feuillans. Monarchiens. Combien resteront-ils en place ?I1 y a des insectes qui ne vivent qu'un jour. Nous venons de voir des ministres qui n'ont duré que trois jours. Vous me parlez des divisions et dissensions de notre pauvre petite bicoque ; je n'en suis pas étonné d'après l'état de Paris. Il m'effraie à un point que je ne puis vous exprimer. La Municipalité et le Département sont divisés, les Sections le sont, la Garde nationale l'est, le peuple bien bas est jacobin, le bourgeois est Feuillant, et les citoyens honnêtes et tranquilles sont vexés, insultés et menacés. A l'Assemblée, les députés se disent des injures ; des coups de canne et des soufflets y sont une monnoie courante. Tous les diables sont déchaînés contre la pauvre France !...

Je suis.i

FOCGERET.

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