‹ Lettres d'aristocratesChapitre 39 sur 541 · CHARLES ALEXIS-PIERRE BRULART DE QENLIS · texte numérisé non relu

CHARLES ALEXIS-PIERRE BRULART DE QENLIS

Marquis do Sillery (1737 1793).

D'après an crayon du Cabinol âos E$tami>cs à la Ril>]iotliè(|uo Nalioiiale.

LE MARQUIS DK «ILLEBr A ML W^ SA VIGNY 4^

OMDp«goJe de eeUe qui paraU i'avoîr consolé de J'égolame de ta froide épme, la «itoyeoDe Madeieine-Ëiiiélie 6aiai41ilaire, rarrestaiioa après la courte honte d'une fuite maaquée par le derrière de la maison de la rue Neuve-des^ULiburins, l'iacaroéraiion à TAbbaye, ie transfert au Luxembourg de cet homme de tiô ans, ptresque valétudiaaire, déjè « atta- ^ qu'il esi d'une huaieur de goutte, d'une rèteniion d'urioe opiniAtre, d*aoe fistule au hras provenant d'un coup de feu » \ et pour achever Texôcution, le 3i ociobtre 1793, du citoyen Sillery, do&t sa femme se réclamera un jour, en disant quMI a été « Tuii des Â>ndateuf6 de la RèiMibliqae »*.

le marquis de Sillery a beaucoup écrit, et Ton conserve aux Aichtves oiiiwales cioq gros r^iatres o4, jour par Jour, il a noté le résumé des préliminaires et des séances de l'Assemblée consUtuaoie, d'avril d7S8 A juillet 1790 *. A ces daq volumes en sont joints deux autres* qui contieonent deux copies identiques de la correspondance écbaiiigée entre lui eC M. de Savigny en 1789, correspondance dont je publie ci-aprés les quelques lettres qui m'ont paru les plus intéressantes.

11 est bien difficile, avec cette seule correspondance* de déterminer l'identité de ce M. de Savigny. D'après d'autres documents, je crois pouvoir affirmer qu'il s'agit de M. Renault- Joseph Bé^in de Savigny, gentilhomme de Champagne, officier retiré du service à Reims, et qui, au début de la Révolution, joua un certain rôle dans cette ville, o où étoit aociennement connue sa famille ». a Ses mœurs, sa probité étant exemptes de tout reproche, exposent plus tard, en l'an VIII, les maire et adjoints de Beims *, le citoyen Béguin-Savigny, a été appelé lors de la création des Assemblées provinciales à en faire partie. Ses connaissances, son esprit, son amour pour le travail l'ont feut distinguer dans ces administration, où il a été employé jusqu'au n>oment de leur suppression. » En fait, 00 retrouve le nom de Savigny dans ta liste des gentilshommes qui assistèrent aux réunions électorales de la noblesse de la sénéchaussée de Reims ; on voit de même, d'après les lettres de Sillery, qu'il fut en quelque sorte l'intermédiaire de ce dernier avec ses commettants ; et Ton Sait enfin qu'à Torganlsation de la garde nationale rémoise, H en fut Boomié ouijor en secoïKi^ « piaoc dont il renplit les fonctions avec le plus grand zèle >». Mais son rôle, comme celui de tant de gentilshonunes qui crurent possible de concilier en leurs personnes les idées anciennes et nouvelles, devait être court. « A la suKe de quelques altercations, de quelques désagréments qu'il dut A la vivacité de son caractère, et eu égard «acore à ce que ceux de la caste nobiliaire inspiroient dans ces temps une sorte de défiance à leurs concitoyens, il crut prudent de se retirer de sa place de major, et vécut retiré jusqu'au mois de mai 1791. Le 23 du même mois, un soulèvement sérieux eut lieu à Reims. Il étoit occasionné par la distribution d'écrits concernant le clergé faite dans des maisons religieuses par un domestique [J.-B. Guissart, dit Dizy] attaché au8ervicederabbé[G.-R. duRocJde Mauroux, grand-vicaire du ci-devant archevêque et dont il avoit toute la confiance. L'arrestation de ce domes-

I. ArchJTes DAlionales, Comité de sûreté générale, F' 4619, dosa. Brularl-Sillerf.

1 AttUfM MtiOMlM, PbM?.

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