‹ Lettres d'aristocratesChapitre 431 sur 541 · Du même au même · texte numérisé non relu

Du même au même

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Lestrem*, 23jumet 1793.

Monsieur et ami,... on ne pouvoit jamais croire que nos affaires deviendroient mauvaises au point où elles sont, c'està-dire tout à fait désespérées, car je ne pense pas que la malheureuse France puisse jamais s'en relever, et Dieu sait si nous autres citoyens, nous en trouverons mieux!...

Plusieurs disent qu'on donne un assignat de 5 livres pour 24 sols en numéraire ; jugez par là du discrédit de ce papier Et si l'ennemi vient à pénétrer et nous prend encore quelques villes, comme on le craint, ce sera de pire en pire. Il y en a qui croient Valenciennes rendu, mais un très bon patriote que j'ai vu ce matin, frère d'un député montagnard, m'a assuré qu'il n'en étoit rien. Je crois qu'il faut s'en rappor-

1. Lestrcm, arrondissement de Bétbune, canlOD de Ltrentie, dépvtemeDl du Pas^

Calais.

A M. YANLBRBBRGHB 481

ter à ceux qui ne désespèrent pas de la chose publique, et ont un si grand intérêt à la soutenir. Cependant, si par fatalité la chose étoit vraie, je craindrois beaucoup pour votre ville. Si vous avez quelques craintes pour votre famille, ma sœur compte bien que M™® Vanlerberghe se rendroit près de nous avec ses petits enfans. Elle se propose même de lui écrire pour ly engager.

Je présente mes hommages à M"* Vanlerberghe, et les complimens de ma femme, et vous salue bien sincèrement et d'amitié.

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