‹ Lettres d'aristocratesChapitre 430 sur 541 · Je n'ai pu identiGer cette localité · texte numérisé non relu

Je n'ai pu identiGer cette localité

480 M. LEFEBVBB D ACT

jour. On n*en fait^ pour ainsi dire, aucun cas, elle surhaussemeot extraordinaire et progressif de toutes les denrées et marchandises en est la preuve évidente. Il n y a guère moyen de vivre, si cela continue, pour ceux surtout dont le revenu est borné el n'augmente pas, et qui n'ont aucun moyen de gagner. Mais enfin il faut souffrir pour la République, et quand nous serons devenus tous pauvres et nécessiteux, nous serons alors de \Tais et parfaits républicains, le luxe et la richesse ne convenant aucunement à cette espèce de gouvernement, le meilleur de tous sans doute, puisque c'est dans le siècle des lumières et de la philosophie qu'on l'a adopté unanimement, et qu'il faut faire de si grands et de si longs sacrifices pour se le procurer. 11 vaut même mieux périr sans doute que de ne pas le devenir; c'est le sentiment et le vœu de ceux qui représentent la volonté générale.

Notrearmée se dispose, je crois, à rentrer incessamment dans la Belgique, et point de doute que cette fois-ci elle s'y maintiendra. Cette expédition se fera aussitôt qu'on aura forcé l'ennemi à lever le blocus de Condé, et qu'on l'aura repoussé, ce qui va avoir lieu incessamment...

Je suis...

Lbfebvrb d'Acy.

Page 1