‹ Lettres d'aristocratesChapitre 492 sur 541 · Du même à la même · texte numérisé non relu

Du même à la même

[Ibid., a* 53.) [Paris], ce dimanche [40 décembre 1792].

Ma chère Fanny, je me porte bien et j'espérois bien partir ce matin pour aller te rejoindre, si on ne m'a voit pas manqué de parole pour ces maudits fonds de la Caisse. J'attends demain pour cela avec la plus extrême impatience ; car si je réussis

et que Ton puisse encore partir mardi ou mercredi, j ferai. Mais comme le procès du ci-devant Roy comm< après-demain mardi, et que Ton le mène à la barre pour c mencer son jugement qui doit durer jusqu'au jeudi ou dredi suivant, je crains bien que l'on ne puisse plus sorti Paris, et c'est ce qui me désole...

Adieu, j'embrasse toi, nos chers enfans...

Ce lundi. — J'avois porté hier moi-même ma lettre à la pc et quoique je les ai conjurés de la prendre, ils m'ont dit les paquets étoient fermés. Je l'ai donc rapportée, rouvert je t'ajoute quelques mots de plus. J'attends pour certaii 100.000 livres aujourd'hui. Si cela a lieu, je tâcherai de passer l'orage de demain dans mon petit coin, car je ci bien que la journée ne soit fatale. Si tout ce que j'ai à pouvoit être fait dès demain matin, je prendrois place à la gence de mercredi...

Le pauvre Viomesnil est mort de sesblessures du dix AoC Les Prussiens ont repris Francfort, et l'on craint pour SI bourg une surprise...

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