JUIN 1793 — 20 AVRIL
Notice. — Dernières lettres de condamnés.
Et voici enfin la guillotine qui tout près de nous se dresse, puisqui au moment de monter dans la fatale charrette que les condamnés à du Tribunal révolutionnaire ont écrit les lettres que l'on va lire.
Les trois premières ont pour auteurs trois des victimes de cette c< ration de la Rouerie, dont M. Lenotre a si puissamment naguère n la dramatique histoire*. J'ai la bonne fortune, fortune bien rare, porter après lui de l'inédit. Jamais en eiTet n'avaient été publiéi môme, je crois, signalées, les lettres de Marie-Jeanne Micault, femi Joseph-Gabriel-François de La Motte, seigneur de la Guyomara M»» Micault de Mainville, sa belle-sœur, et à Agathe-Julie et Hyacint la Guyomarais, ses filles ; — de Michel-Julien-Alain Picot de Limoë ses filles; — de Louis-Anne de Pontavice (1766-1793), ancien capital régiment d'Armagnac, à René-Laurent de Pontavice des Renardière père.
Le livre se fermera enfin sur les derniers adieux adressés par Je Julien-Honoré Rigaud, conseiller au parlement de Toulouse, à sa f et à ses enfants, suprêmes paroles qu'il ne fut pas donné à ceuxrecueillir, puisque cette lettre, ayant d'ailleurs le môme sort que qui précèdent, ne fut jamais remise à ses destinataires.
1. — De Ai"**^ de la Guyomarais à sa belle-sœur et à ses filles^ à Lamballe.
(Arch. nat., W 134.)
La Conciergerie, le 18 juin 1793.
Eh bien ! ma chère sœur et mes chères filles, votre dig vertueux père, votre tendre et meilleure amie sont corn