Ibid., 1^^5596. doss. Gravier de Vergennes
Lft HiJKHJIS DE VBRfiErWEë
m leur fournissant des secours en hommes et en argent.. ,, t aux compiots tramés et aux assassîiiats du tyran et de sa 1 le peuple françois, notamment dans les journées du ^ 1^ t 10 août 1792, en conspirant dans la maison d'arrôt 4e à l'effet de s'évader et ensuite dissoudre par le meurtre et es représenlans du peuple le gouvernement républicain et yauté ». Le même jour, 6 thermidor, le marquis de Ver- \ fils montaient à l'échafaud^
eant, à qui sont adressées les lettres de M. de Vergennos, . de bonne heure un parti plus sûr que sou correspondant ; c ; et c'est dans les papiers saisis à son domicile après sa retrouvé ces lettres.
her, seigneur de Bellejeant, né vers 1737. semble avoir été ennes une sorte de parent pauvre, auquel le marquis avait listration de son domaine de Yergennes. Il était flls de Théor de Bellejeant, présidents la Chambre des comptes et cour Dôlc, et se qualiflait d'inspecteur des mines. Mais il parait assez ordinaire mariage, en s' unissant, en 1774, avec la fille id drapier de la rue du Fouarre, à Paris. Louise Dubois de rtanl la famille Yergennes ne le renia jamais et l'on verra ci-dessous que le marquis le traitait avec la plus affectueuse m'a été impossible de savoir ce que devint ce Bellejeant.
u marquis de Yergennes à M. de Bellejeant,
(Arch. Mt., T. 521<«).
Croissy, le U juillet 1789.
Iles transes, mon clier ami, nous a trouvés votre L Le renvoi de M. Necker, parti pour Genève le il à u soir, et le changement de presque tout le minisle lendemain tout le vil peuple de Paris en armes, illé le soir avec les troupes à la place de Louis XV S 5 sont venues et quelques coups de pistolet jusque lileries où nous étions mes fils et moi à promener le mille personnes comme il faut, les spectacles îrmés. Pour éviter des avanies, mon carrosse ren- , nous avons marché trois heures d'une rue à l'autre, lir, vers il heures, à notre hôtel sans accident, it le train a duré, et le désordre poussé si loin dans
tionales. J^5015.
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A H. DE BELLfiJBAirr 79
tous les quartiers surtout le nôtre au eenla% de la ville, après quasi toutes les barrières forcées et brûlées, que nous avons jugé prudent dé sortir hier 13, à il heures du matin, de notre hôtel, à pied, par une grande pluie pour nous rendre chez Clianorier\ et de là dans deux fiacres sans laquais venir à Croissy*, même sans malencontre sous ce modeste équipage, laissant nos gens faire des paquets pour venir nous joindre avec nos voitures le soir, ce qui s'est effectué sans accident.
Le tocsin sonné dans toutes les paroisses et la populace armée voulant piller partout, les bons bourgeois de Paris ont pris le parti de se réunir dans chaque quartier pour le salut de leurs propriétés, et malheureusement dans le nôtre ont pris la maison vide de mon fils ' pour corps de garde et quartier de ralliement, en assurant qu'il n'y seroit rien dérangé. Môme procédé dans toutes les rues, et patrouille exacte de leur part, ayant exigé que les rues s'illuminassent pour prévenir désordre et ieu. Voilà où les choses en sont, mon cher Bellejeant, et mon fils ira demain prier ces messieurs de choisir un autre lieu et dire au lieutenant de police * de lui faire rendre l'usage de sa maison, où nous ne retournerons pourtant que lorsqu'il y aura sûreté. Quel moment et quelle crise, dont les châteaux voisins et les provinces éprouveront peut-être à leur tour le triste Oéau! On a voulu piller le Palais-Bourbon, heureusement démeublé. Beaucoup de gens ont été tués et quelques soldats dans le trouble. Versailles est en mesure de défense avec canons et troupes. Le danger est qu'on en fasse usage contre Paris en armes. Qui peut prévoir dès lors comment ceci finira ? Vous savez le baron de Breteuil chef du conseil des finances ; M. de la Vauguyon, à la place de M. de Montmorin ; le maréchal de Broglie, ministre de la Guerre et généralissime des troupes au nombre de 35 à 40 mille hommes. Les Etats généraux con- Unuent leurs séances, mais non sans inquiétude. Plaignez, mon cher ami, des gens hors de leurs foyers et très désireux d'y rentrer lorsqu'ils le pourront en sûreté, les campagnes devant être plus menacées encore par cette populace effrénée et en armes, si Ton parvient à l'éliminer de Paris. Sans argent, sans confiance et le pain rare et cher, que de plaies à la fois î
1. J'igooce ce qu'éUit co U. Jean CbaDoricr, dont je D*ai pu retrouver que le prénom (Areli. DCi., T. 1684, »« 1298).