Du même au même
{Ibid.).
Paris, 2 août 1789.
Le retour, mon cher Bellejeant, du calme dans la ville de Dijon, annoncé par votre lettre du 28 juillet, à laquelle je réponds, me fait le plus grand plaisir. Je me flatte qu*à Vergennes mes papiers ne courent aucun risque, étant aimé de mes justiciables. Et qu'en pourroit-on faire, où les mettre même sans qu'ils s*en aperçussent? C'est une chance à courir en ne disant rien... Ci-joint, mon cher ami, le beau discours de M. Necker à THôtel de ville et le généreux arrêté que le Palais-Royal n'a pas voulu ratifier, en sorte que les districts l'ont contredit le 31 * et fait décider que les détenus, à commencer par le Besenval, qu'on garde à Bric-Comte-Robert ^ pour ne pas l'exposer à la fureur du peuple et des Gardes suisses même qui vouloient en faire justice, seroient soumis à un jugement légal. A la bonne heure, ils auront le temps de s'ennuyer ! M. de la Vaugoyon et son fils^ arrêtés au Havre " doivent être conduits ici à même fin. On en veut à tout ce qui a l'air de fuir avec passeports du Roy, si ceux de la ville n y sont joints. Mon fils est écrasé de ses séances et des détails de sa police à la ville. Le trouble actuel me donne peu de facilité pour retrouver une
1. n inUircéda pour Beseaval à sa réception à THôLel de ville.
^!. IlraTait eu, je Vai dit, deux décisions en Tareur de Tamnislie : la première prise par rA«enil)lée des électeurs, la seconde par rAsscmblée des représenlanls de la Commune. L« district de l'Oratoire avait le premier prolesté contre celte clémence. € Le district do rOratoire instruit par son député au Bureau militaire que dans l'assemblée des électeurs il A^oit été prononcé une amnistie en faveur des criminels de lèse-nalùou. l'Assemblée a arrêté (fov cette amnistie n'étoit nullement en la puissance des électeurs, ni môme en celle des ^présentants de la Commune de Paris. • Les districts de Sainl-Jacques-de-rHôpital, des petits-Pères, des Blancs-Manteaux, etc., joignirent de même leur protestation a celle de VOntoire (Siftsmond Lacroix, op. cit., t. I, p. 58-59).
i. Brie-Comte-Roberl (Seine-et-Marne).
4. Paul-Maximilien-Casimir de Quélen de Stuer de Caussade de la Vauguyon, prince de Csrencî lt'68-1824). Gis aîné du duc de la Vauguyon.
^ 1^ doc de la Vauguyon avait été arrêté le 2d iuillet au Havre, porteur d*un passeport an TÊm de Okevalier, négociant, au moment où il allait en demander un autre pour son fils. {Arck. pofl., t. VIII. pk 314).