Du même au même
(Ibid.)
Croissy, 17 août 1789.
ettres, mon cher Bellejeant, des 9, 11, 12 de ce mois me rvenues toutes, avec celles incluses de Tabbé Thomas, lent de mon départ pour Groissy, le 15, et dès hier j*ai 1 zélé vicaire la lettre ostensible dont vous m'avez avisé, quelle je nomme tous les bourgeois, curés, etc... qui
rs-Aleiandre de Galonné (1734-1802), ancien contrôleur générml, alors relire ea mpagnie de la Basoche. Voir plus haut, p, 70, n. 3.
A 11. DE BELLEJEAMT 89
ont volé, sur Talarme présumée du 3, au secours de mes habilans et du château crus menacés, avec charge à Tabbé d'aller les remercier tous de ma part. J'ai mis dans cette lettre une spéciale pour M. Dunand, de Toumus, commune au lieutenant de la maréchaussée et à toute la bourgeoisie et au militaire de cette ville en action de grâces de leur prompt secours, dont j'invoque la ressource encore au cas de quelques récidives, avec le désir d'aller leur porter sur place en octobre, les effusions de ma tendre et affectueuse reconnaissance...
Nous Tavons échappé belle pour Vergennes, mon cher ami. Mais gare Télaguement de mes pensions ! Il n'y a plus d'état fixe, de propriété respectée dans le délire des réiormateurs qui tranchent tout sans rien remettre encore à la place...
On croit que le BordierS qui a beaucoup jasé à Rouen sur les troubles et leur source, ne sera pas pendu. Il y a tous les jours du train dans les districts peu d'accord, et parmi les gueux de Montmartre, faubourg Saint- Antoine, Saint-Marceau, etc... Les Compagnies et l'Hôtel de ville n'ont point assisté à la procession du 45, de peur de trouble et d'insulte. Le prévôt de Paris va juger enfin les brigands par attribution. C'est un peu tard et les prisons sont pleines de manière à craindre une épidémie. Le pain est remis à 12 sols. Le peuple demande diminution de la viande.
Je vous embrasse, mon cher ami, avec les dames...