Du même au même
{ikid.)
Paris, 13 août 1789.
Quelque rassurant, mon cher ami, que soit Gauthey sur le sort de nos archives^ je voudrois que Tabbé Thomas eût rempli une seconde fois son projet de les mettre en sûreté, puisque
c'estraflaire de peu de temps Ce qui augmente mes craintes
à cet égard, c'est la brûlure par leurs paysans de tous les titres des Montézan dans leurs deux terres de Dampierre^ et de Garnerans ^ Quelle crise partout ! Enfin le parlement de Paris vient d'attribuer au grand prévôt * la faculté de juger nos brigands détenus ici en si grand nombre qu'on craint d*y voir naître la pesle, si la corde ne les éclaircit point. Mon fils s'y donne une peine horrible et ne revient plus de la Ville qu'à 2 ou 3 iieures du matin.
Les Cantons suisses réclament le Besenval pour le juger. Tous les Gardes suisses quittent Versailles et leurs casernes pour se rendre à la Ville qui n'en veut pas par politique pour les traités et faute de moyens, sa garde de 6.000 soldats étant à peu près complète, mais non encore en activité par les lentes et tumultueuses délibérations des districts, dont, sur 60, 54 sont pourtant d'accord*. Pendant ce temps l'Assemblée nationale sape noblesse et clergé. On doute que les provinces rati-
1. Dans la séance du 8 août {Arch. pari., l. VHI« p. 371). î. Peul-èlre Dampierre-^n-Bresse (Sa6ne-el-Loiro). î. Gannrai» (Ain).
i. Aime-Gabriel-Heiiry Bernard, marquis de BoulainviUiers. conseiUer dn Roi, prévôt de •• ville, prévôté et Ticomtéde Paris depuis 1776.
3. Sar 60 districts, 43 seulement avaient adopté sans restrictions le règlement provisoire ^«^gaaiiatioo de la Garde nationale. (S. Lacroix. Actes de la Commune, i. 1, p. 126-1^8,
LE MABQUIS DE VEB6BNNBS
ite œuvre destructive de tous états. Gare qu'il n'en une guerre civile!
étend que les Alsaciens ont voulu faire le train dans le de Bâle et chez notre bon canton de Porentruy. Mais , Lucerne, etc.. se sont ligués pour les défendre. Quel
soit hier soir que les Anglois avoient chassé le Galonné* s à Galais, qui le conduit à Paris par Abbevillc, où il tenu aux ordres de la ville de Paris qu'on attend. Il jrand risque, si on l'y amène.
mse que le Roy désire le régiment du Roy pour sa garde
la défection des Gardes françoises et suisses, mais
►se le faire venir contre le gré de l'Assemblée nationale
bourgeois de Versailles
us embrasse, mon cher Bellejeant
— Notre départ du 15 pour Croissy est encore incertain rouble que la Basoche * met dans le Vésinet, au nombre
3.000, pour la déprédation de la chasse/ Leurs têtes Ses pourroient faire pis aux châteaux voisins. On est ira Paris. Quelle crise partout!
t le comte d'Artois malade.
du 14. — Mon fils a été quinze heures entières à la à jeun crainte de poison. Quelques districts se battent à le baïonnettes, voulant tous être officiers* Nous allons soir à Groissy sans lui.