‹ Lettres d'Auguste Comte à M. Valat ... 1815-1844Chapitre 4 sur 38 · THE LIBRARY · texte numérisé non relu

THE LIBRARY

BRIGHAM YOUN& NIVERSITY PROYO, UTAH

En publiant cette correspondance, qui comprend vingt-neuf années de la vie d'Auguste Comte (toutes les lettres qu'il nous a écrites de 1815 à 1844) et la partie la moins connue de son existence, nous avons cédé à un double motif : le premier, tiré de la volonté même du fondateur du Positivisme, qui a chargé certains de ses disciples (ses exécuteurs testamentaires) de recueillir et publier les principaux documents inédits relatifs à sa vie et à son œuvre, le second résulté de la juste impatience de tous ceux qui, directement ou indirectement, s'intéressent à une aussi puissante personnalité et veulent la connaître dans les plus minutieux détails.

Toutefois, lorsqu’en cédant au vœu des positivistes de toutes nuances, nous avons pris la résolution de publier les lettres en question, nous aurions voulu supprimer des détails oiseux et de médiocre intérêt, surtout ceux qui mettaient en scène notre propre personne; détails inutiles au public et qui sont de nature à nous causer parfois quelque trouble ou quelque embarras,

parce qu'en l'absence de nos propres lettres, que nous ne reproduisons point avec celles de Comte, et dans la confusion de nos souvenirs, il nous est devenu impossible de rectifier ou d'expliquer certains faits que nous croyons erronés ou incomplets. Notre avis n’a pas prévalu dans l'esprit des personnes que nous devions consulter comme étant les plus intéressées à la reproduction des lettres d'Auguste Comte. On a jugé plus convenable de les imprimer textuellement, intégralement, soit parce qu'il eût été difficile d'apprécier l'opportunité des coupures et d’en limiter le nombre ou l'étendue, soit parce que les lecteurs se seraient à bon droit méfiés de l'exactitude de la copie qui n'eût pas reproduit fidèlement l'original. Nous avons dû céder ; et nous nous soumettons de bonne grâce au jugement de nos contemporains, sans décliner la part de responsabilité qui nous revient.

Cette correspondance se compose donc de cinquantequatre lettres.

Il sera aisé de voir, par la première du Recueil, que quelques-unes n’ont pas été reproduites. En effet, très-petit nombre, soit avant, soit après celles ci nous donnons ici, a échappé. :

Mais 1l y en a peu, nous le répétons; car cette correspondance nous parut de suite assez importante pour être soigneusement conservée, tandis que la plupart de celles qui ont occupé ou charmé nos loisirs ont été brûlées ou égarées.

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Quoi qu'ilen soit, toutes les lettres que nous reproduisons aujourd'hui sont scrupuleusement conformes aux originaux, que nous avons déposés et qui sont conservés aux archives positivistes, rue Monsieur-le-Prince, n° 10, dans l'appartement même qu'occupait Auguste Comte à sa mort; en sorte qu'il sera toujours possible de contrôler le texte de notre édition et d'en constater l'authenticité.

P. VALAT.

Juillet 1570.

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