JUILLET
En publiant cette correspondance , qui comprend vtngt^neuf années de la vie d Auguste Comte {toutes les lettres qu'il nous a écrites de \Si5 à 1 844; et la partie la moins connue de son existence^ nous avons cédé à un double motif: le pretniery tiré de la volonté même du fondateur du Positivisme, qui a chargé certains de ses disciples {ses exécuteurs testamentaires) de recueillir et publier les principaux documents inédits relatifs à sa vie et à son œuvre, le second résulté de la juste impatience de tous ceux qui, directement ou indirectement, sHntéressent à une aussi puissante personnalité et veulent la connaître dans les plus minutieux détails, .
Toutefois^ lorsqu^en cédant au vœu des positivistes de toutes nuances, nous avons pris la résolution de publier les lettres en question, nous aurions voulu supprimer des détails oiseux et de médiocre intérêt y surtout ceux qui mettaient en scène notre propre personne ^ détails inutiles au public et qui sont de nature à nous causer parfois quelque trouble ou quelque etnbarras^
parce qu'en t absence de nos propres lettres, que nous ne reproduisons point avec celles de Comte y et dans la confusion de nos souvenirs , il nous est devenu impossible de rectifier ou d'expliquer certains faits que nous croyons erronés ou incomplets. Notre avis n^a pas prévalu dans V esprit des personnes que nous devions consulter comme étant les plus intéressées à la reproduction des lettres d"" Auguste Comte. On a jugé plus convenable de les imprimer textuellement^ intégralement y soit parce qu'il eût été difficile d'apprécier V opportunité des coupures et d^en limiter le nombre ou retendue, soit parce que les lecteurs se seraient à bon droit méfiés de l'exactitude de la copie qui neût pas reproduit fidèlement V original. Nous avons dû céder ^ et nous nous soumettons de bonne grâce au jugement de nos contemporains ^ sans décliner la part de responsabilité qui nous revient.
Cette correspondance se compose donc de cinquantequatre lettres.
Il sera aisé de voir^ par la première du Recueil ^ que quelques-unes n^ ont pas été reproduites. En effets un très-petit nombre, soit avants soit après celles que nous donnons iciy a échappé.
Mais il y en a peu^ nous le répétons -^ car cette correspondance nous parut de suite asse:( importante pour être soigneusement conservée , tandis que la plupart de celles qui ont occupé ou charmé nos loisirs ont été brûlées ou égarées.
Quoi qu il en soit y toutes les lettres que nous reproduisons aujourd'hui sont scrupuleusement conformes aux originaux^ que nous avons déposés et qui sont conservés aux archives positivistes, rue Monsieur4e-Prince,n^ ro, dans t appartement même qu occupait Auguste Comte à sa mort y en sorte quil sera toujours possible de contrôler le texte de notre édition et d^en constater l'authenticité.
P. VALAT.
Juillet 1870.