LETTRES DU DOCTEUR ALIX
blance. Espérons que le ciel la conservera quelque temps encore à ses amis.
J'ai l'honneur d'être avec la considération la plus distinguée,
Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.
Alin, d. m. p.
Paris, 14 novembre 1817'. Monsieur,
Après quinze jours d'un état qui ne laissait attendre, d'une heure à l'autre, qu'une mort certaine, comme terme nécessaire et peut-être désirable de maux si graves et si compliqués, les accidents de madame Ch'. ont paru devenir stationnaires, et enfin une amélioration notable a lieu depuis quelques jours. Ce n'est pas toutefois une situation bien rassurante pour l'avenir ; mais du moins elle respire, et ses amis n'ont pas à redouter qu'elle soit enlevée à leurs soins d'un instant h l'autre, comme ils l'ont si douloureusement éprouvé depuis trois semaines. Les accidents aigus auxquels je suis en proie depuis dix jours-, m'ontempêché, Monsieur, de vousdonner le bulletin de notre chère et intéressante malade; ce qui a contribué à me tenir l'esprit en repos à ce sujet, c'est qu'elle m'avait témoigné son intention de vous donner de ses nouvelles par M. Ch. Mon état de souffrances ne me permet pas même de voir régulièrement madame Ch., heureusement ma pré-