LETTRES DU DOCTEUR A LIN
en avoir fait un être tout nouveau; et ils pouvaient seuls sans doute donner des consolations et ranimer l'espérance dans une situation uniquement propre à exciter le découragement et le désespoir. Elle s'est éteinte en pardonnant et en demandant pardon. Puissent ces pensées. Monsieur, jointes à la certitude de l'impossibilité de prolonger une si douloureuseexistence, modérer l'impression accablante que doit faire sur votre âme généreuse et sensible la nouvelle d'un si funeste événement ! Notre noble amie a passé de la vallée des larmes dans un séjour de paix et de béatitude. Soumettons-nous comme elle, et pour adoucir nos regrets, songeons qu'une fin douce, paisible, heureuse, a terminé une vie toute de douleurs et d'angoisses.
Prenez soin de votre santé, Monsieur, et veuillez conserver une place dans votre estime et votre amitié,
A votre tout dévoué serviteur,