‹ Lettres d'Elvire à Lamartine, avec deux fac-similés des autographes conservés à Saint-PointChapitre 17 sur 21 · A LIN · texte numérisé non relu

A LIN

.4 Monsieur

Monsieur Alphonse de la Martine

à Maçon [Saone-et-Loire)

à Maçon .

Paris, 8 janvier 1818.

Mes dernières lettres. Monsieur, ont pu vous faire connaître les principales circonstances de la maladie et de la fin déplorable de l'intéressante Madame Ch. je tâcherai d'y ajouter quelques nouveaux détails, en suivant autant que possible l'ordre de vos questions,

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APPENDICE

dont plusieurs cependant resteront sans solution, faute de renseignemens à cet égard.

Dès son séjour à Viroflay, Madame Ch. était en proie aux ravagesde la phtisie pulmonaire . Abandonnée de Virginie et de sa mère, il fallut s'occuper des moyens de la ramener à Paris. Je venais de la quitter, lorsque j'appris cet isolement absolu ; l'impression qu'elle en reçut fut terrible; je retournai près d'elle, et ne la quittai plus que lorsqu'elle fut rétablie dans sa chambre à Paris. Elle fut plusieurs jours sans femme de chambre ; et pendant plus de quinze jours elle ne put s'accoutumer aux soins de celle qui a su enfin gagner son affection et ne l'a point quittée jusqu'à son dernier soupir. La phtisie fesait des progrès rapides, et malheureusement la malade cédant à ses répugnances, repoussait tous les secours médicinaux, et tous les moyens de régime proposés. Pendant plus de quinze jours, elle ne put consentir à prendre autre chose que de l'eau fraîche. A la fin d'octobre l'inflammation des intestins se joignit à celle de la poitrine. Les douleurs atroces, le marasme rapide semblaient devoir amener une terminaison promte et funeste. C'est à cette époque que Madame Ch. fut administrée par le curé de Saint- Germain-des-Prés. Elle nel'a pasétéunesecondefois. Le danger bien senti de sa situation, la rendit plus soumise, le traitement mieux observé calma les accidents nouveaux et redoutables ajoutés à la première maladie, mais les ravages causés par celle-ci, je veux dire l'affection de poitrine, n'étaient pas de nature à rétrograder, et je n'ai pas un moment partagé les illusions et les espérances de quelques amis de la malade dont j e crois cependant que l'existence aurait pu être prolongée par un ensemble de soins physiques et

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