‹ Lettres d'Eugènie de GuérinChapitre 1 sur 69 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

léuiiissanttous les hommages rendus à sa mémoire. W nous en est venu de toutes parts: les uns, publics ut retentissants, d'autres en plus grand nombre, îous forme de letti-es, et ce ne sont pas, nous pouvons le dire, ceux qui ont le moins servi à nous fixer sur le prix de notre travail. Par une rencontre qui devait nous toucher singulièrement, au moment même où le plus grand poëte de notre temps n'hésitait pas à proclamer le Journal d'Eugénie de Guérin le plus beau des livres modernes, un orateur illustre nous en remerciait personnellement comme d'un présent inestimable fait au monde entier. Dans la plus célèbre et la plus autorisée des Revues, un éminent critique anglais appelle M"* de Guérin VAntigone de la France, une Antigène « élevée et ennoblie par la foi chrétienne; » et il ajoute : « Son Journal est l'elTusion d'une des âmes les plus pures et les plus saintes qui aient jamais existé sur la terre ^. »

1. « Eugûiiio de Guéiiii is an Aiiligoiio of rranco, subliincd und « ennoMed by (Christian failli. Mur Juiiriial is tiie oiiti)Oiirins of onc of ■ tlic jninist und niost sainlly iniiids tliat ever oxistcd ii|)on earlli, >) [Ediitburiih Itfvieio, July 1801.)

Nous devons nienlionner encore, pour rA;;glctenL% un trèsicniaKiuablc travail du M. Mattlicw y\rnold, dam le Conilùll Magasine (juin IKtili.)

Voyez aushi les articles de M. Sainle-lieuve dans le Couylitulionuel.'U: M. di: PDihnirlin liiiu le Co >r/-spo)iilani, de. M. Camille Stlilcii, dans la Ut me iialiouale de M. lîniili! Monlt5|j;nl, ilans le

DE L'EDITEUR. IIÎ

Tel est le charme, telle est la douce et salutaire influence qu'exerce ce livre dont on pourrait dire ce que M"^ de Guérin y a dit elle-même de V Imitation : « Il plaît et profite à tout le monde. » Dans cette lecture, si attrayante pour l'esprit, tout sert à l'âme, tout fait penser en haut. On y retrempe sa foi, son courage. Que d'aveux touchants nous avons reçus à ce sujet ! Et nousmême, au milieu des épreuves les plus amères, quelles consolations n'avons-nous pas trouvées dans ce commerce de tous les jours pendant les dix années, ou peu s'en faut, dont le meilleur a été consacré par nous à recueillir et à mettre eh lumière ces pages qui, désormais, ne périront pas !

Pour tenir entièrement noire promesse, nous n'avions plus qu'à joindre au Journal de M"'' de Guérin sa Correspondance, qui en est le complé-

ifontteur, de M. Edmond de Guérie dans le Journal des Débats, de M. G. Merlet dans la France, de M. Ed. Schercr dans le Temps, de M. E. de La Gournerio dans la Revue de Bretagne et de Vendée, de M. Aniédi'e Duqiicsncl dans le Messager de la Semaine, de M. Geori;es 'Je Cadoudal d;ins VUnion, le Rapport de M. Villemain à l'Académie française, les trois Entretiens du Cours familier de M. de Lamartine, le Pèlerinage au Oayla de M. Emile Vaisse dans la Revue de Toulouse, Andillac et le Cayla, par le baron E. de Rivières, dans le Bulletin monumental, etc., et particulièrement la belle Étude da M. Auguste Nicolas, extraite de la Revue d'Économie cliréltenw (Paris, Didier, 1803).

AVERTISSEMtNT

ment naturel et indispensable. Cent cinquante lettres réunies dans ce volume rempliront un vœu qui nous a été exprimé de tous les points de la France et même de l'étranger avec des instances peut-être plus vives encore. On peut les lire avec une entière confiance : nous avons du, pour obéir à des convenances impérieuses, en supprimer ou plutôt en réserver quelques passages; mais, du reste, nous nous sommes interdit scrupuleusement de rien ajouter au texte ou de l'altérer par aucune correction indiscrète^. Pouvions-nous mieux faire que de laisser M"* de Guérin dire, à sa manière, dans ce langage unique, si ingénu, si ferme, si pittoresque dans ses irrégularités mêmes, ce qu'elle a pensé et ce qu'.elle a senti?

A côté du Journal, qu'elles répètent quelquefois, les Lettres ont d'abord ce mérite de montrer combien le Journal était sincère ; elles en expliquent certains passages, troj) concis pour n'être pas un peu obscurs; il arrive aussi ([u'elles en comblent les lacunes, et d'ailleurs elles y ajoutent un commencement et une fin.

Notre principal regret est de n'avoir eu entre les mains qu'un très-petit nombre de lollics écrites

I . L'F.tlileur a marqué d'une asK^rlsque à la TaMc les Itllies iloiil Il a uu KOUH les veux l'uri^inal aul igrupho.

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