‹ Lettres d'Eugènie de GuérinChapitre 2 sur 69 · DE L'ÉDITEUR · texte numérisé non relu

DE L'ÉDITEUR

h Maurice de Guérin ; le reste a péri, selon toute apparence. Néanmoins, c'est l'expression de la tendresse fraternelle qui tient encore la première place dans ce recueil : vivant et mort, c'est de Maurice que VAntigone du Cayla est occupée. Jusqu'à la fin, elle a concentré sur lui ses joies et ses peines dans cette vie, ses espérances pour une vie meilleure et un désir de gloire que nous avons réussi, mais tron tard, à satisfaire.

Puis, à côté de Maurice, le lecteur prendra plaisir, nous n'en doutons pas, à voir reparaître, marquée de traits moins indécis, plus d'une image qui tient déjà une place dans ses sympathies. Pour celles des amies de M"^ de Guérin qui vivent encore, il faut bien que nous laissions ce livre dire sans nous la part qu'elles ont eue dans son alTection et leur titre à notre gratitude. Une mort prématurée nous a mis malheureusement plus à l'aise pour dire au moins quelques mots des tendres liens qui unirent les solitudes du Cayla et de Rayssac. Le&i lettres adressées à M"* Louise de Bayne suffiraient pour donner à ce nouveau volume sa physionomie et son charme. Elles laissent entrevoir, avec toute sa grâce, la douce et noble figure dont le mélancolique souvenir avait suivi Maurice de Guérin à La Chênaie, et désormais il ne sera plus possible de séparer du frère et de la sœur

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