‹ Lettres d'exil à Michelet et à divers amisChapitre 135 sur 233 · A M. HENRI MARION (A L'ÉCOLE NORMALE SUPÉRIEURE · texte numérisé non relu

A M. HENRI MARION (A L'ÉCOLE NORMALE SUPÉRIEURE

A PARIS

Vcytaux, 19 juin 1887.

Monsieur,

D'où viendrait l'espérance, sinon de cette noble École Normale qui est chargée de représenter les lumières de l'avenir ? Elle renferme en elle, aujourd'hui, des écrivains, des orateurs, des penseurs encore inconnus. Ils feront la gloire de la France nouvelle. Puissent-ils trouver l'occasion et le jour favorables I

Veuillez, Monsieur, remercier pour moi ceux de vos camarades au nom desquels vous m'avez envoyé des pa-

rôles si élevées. Ils auront un jour à refaire, à réparer la conscience humaine. Jamais plus grande tâche n'aura été réservée à une génération.

Voici un mot pour mon éditeur, M. Pagnerre.

II vous remettra les dix volumes in-octavo de mes Œuvres complètes, publiées chez lui. Je suis heureux de m'associer pour ma part à la bonne œuvre de l'École Normale. Certainement le cœur de la France est avec elle.

Faites de mon nom ce que vous voudrez.

Recevez, Monsieur, pour vous et pour vos amis l'expression de mes sentiments tout dévoués.

DCXLVIII

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