A M. ISAMBERT A PARIS
Veytaux, septembre 1867.
Monsieur,
J'ai hâte de vous adresser mes remerciements pour vos lettres sur le Congrès de la paix. Il sera dans Topinion ce que le fera la presse. Puisse-t-elle vous imiter! Vous avez été et vous êtes dans le vrai. La France est un peu accoutumée au parler bas de sa chambre de malade. Il faut pourtant l'acclimater peu à peu à une autre atmosphère.
Neil'tzer a été terriblement sévère, et les ennemis en ont profité aussitôt. Quelques mots d'explication ne seraient pas inutiles.
Recevez, Monsieur, etc.
EDGAR QUINET
Une réunion de cinq à six mille personnes ne peut avoir la correction d'un Corps législatif. Nous sommes, en France, un peu déshabitués de la vie. Quand nous la rencontrons, elle nous effarouche. Il faut pourtant tâcher de nous y accoutumer.
-îTé LETTRES D'EXIL
DCLXVI