A MADAME JULIE HOFF
A BALB
Veytaux, 16 octobre 1867.
Madame,
Le Ressuscité vous prie instamment de vous consoler. Il vit, en effet, et il s'en excuse; il serait très affligé de vous avoir causé la moindre peine, car vous êtes une de
1. Auteur d*un ouvrage philosophique Harmonie, et qui parlait d'Edgar Quinet comme s'il était mort depuis longtemps.
ces nobles âmes qui ne doivent pas être contristées. Toat cela s'arrangera tôt on tard par un erratum à la fin d'un volume.
Et que ne pouvons-nous faire de ces errata pour tous ceux que nous avons aimés et perdus! Nous corrigerions ainsi les méprises de la nature.
Je vous lisy Madame, avec une vive sympathie.
Je serai heureux de vous voir et de vous entendre. Vous me trouverez toujours à vos ordres de deux à quatre heures et de cinq à huit. Je ne suis absent qu'entre quatre et cinq, pour nos promenades.
Recevez, etc.
EDGAR QUINET
DCLXXI