‹ Lettres d'exil à Michelet et à divers amisChapitre 157 sur 233 · Voyez Notes · texte numérisé non relu

Voyez Notes

Syllabus?... Je voudrais au moins, comme individu, me laver de cette universelle infamie. J'y pense.

Que deviendrais-je en ce moment, si j'avais espéré quelque chose! Dieu merci, j'ai vu clairement depuis seize ans. On m'accusait d'être sévère, et toujours la situation s'est trouvée au-dessous de mes craintes. On va maintenant massacrer Garibaldi. Ce sera le plus beau forfait des hommes de décembre... J'écris à Garibaldi : « Que ne suis-je avec votre digne fils Menotti! »

Ce serait, en effet, aujourd'hui la vraie place.

EDGAR QUINET

DCLXXIII

A M. NEFFTZER A PARIS

Veytaux, 3 novembre 1867.

Monsieur,

Voici, de nouveau, de bien graves circonstances. Je vous envoie ci-joint un article pour le Temps. Il serait peut-être utile de le faire précéder de quelques mots. On dirait, ce qui est vrai, que, depuis trente ans, je n'ai cessé d'étudier et de suivre la question de Rome et d'Italie. On comprendra mieux par là que je n'obéis aujourd'hui qu'à ce qui a été pour moi depuis si longtemps

l'objet constant de mes études et de mes travaux. Gela rendra, ce me semble, les choses plus faciles.

Veuillez me répondre le plus tôt possible un mot et recevez, Monsieur, etc.

EDGAR QUINET

Les circonstances déviennent graves pour la France. Je veux faire mon devoir*. Mon article a été écrit le 31 octobre, c'est-à-dire plusieurs jours avant la bataille de Tivoli.

DGLXXIV

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